Mes étapes sur le Camino del Norte
Juin 2006

                                


Je donne pour chacune des étapes quelques informations concernant l'itinéraire et l'hébergement.
Ces informations basées sur ma propre expérience sont donc limitées et peuvent seulement venir
en complément des informations beaucoup plus complètes du Guide.
Je fais référence au Guide des Editions Rando « Le Chemin Côtier - Camino del Norte»
Vers Saint-Jacques-de-Compostelle
De Bayonne au Cap Finisterre


Aller systématiquement à la « Oficina de Turismo » des villes où l'on passe.
On peut y obtenir des renseignements  sur le chemin et les albergues
ainsi que des dépliants sur la région parfois bien utiles.
(En général c'est ouvert jusqu'à 14h et après 16 ou 17h)

En ce qui concerne les Auberges de Jeunesse, il est préférable de téléphoner avant de s'y rendre
car on est jamais sûr qu'il y aura de la place ou même qu'elles accueillent les pèlerins
(Cela évitera de faire des km inutiles).
Il n'est pas nécessaire d'avoir une carte d'adhérent aux A.J., la crédencial suffit.

Si vous cherchez un endroit ou vous connecter sur Internet,
le mieux est d'aller dans les bibliothèques municipales.
9 fois sur 10 vous aurez un poste à disposition (avec ADSL)

et en tant que pèlerin c'est presque toujours gratuit !


(Les coquilles (de 1 à 5) correspondent à mon évaluation de l'hébergement où j'ai dormi.)
(Les années ont passé...et les possibilités d'hébergement que je mentionne ont évolué avec le temps...
Il vaut mieux se référer à des guides récents pour avoir des informations actualisées)

 

 


Mercredi 31 Mai 2006 : Arrivée par bus à San Sebastian venant de Puente la Reina

Je prends mon bus à Puente la Reina à 11h15, arrivée à San Sebastian à 12h30.
Je fais un tour dans la ville qui est agréable, je passe à l'Office du Tourisme,
puis je vais sur les 2 belles plages (La Zuriola et La Concha) où je passe l'après-midi.
L'océan est magnifique, il y a de belles vagues, je nage avec délice !
C'est mon premier bain sur le Camino del Norte (Il y en aura beaucoup d'autres !)

L'Auberge de Jeunesse Ondarreta mentionnée sur le Guide est grande, avec de bons sanitaires
et un petit déjeuner super. Il y a la possibilité de se connecter sur Internet.
Mais selon la période de l'année elle peut être un peu surchargée.    
(2 coquilles)

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Jeudi 1er Juin 2006 : San Sebastian > Getaria (27 km)

Belle étape, mais balisage par moments un peu insuffisant.
Il y a une montée assez raide pour sortir de San Sebastian, ensuite on passe au milieu de belles propriétés,
puis au milieu de fermes. Il y a de bons dénivelés, on longe l'océan accompagné par le bruit des vagues.
Par 2 fois je perds le Chemin, je ne vois plus les balises, je dois passer sous un grillage avant de retrouver
les flèches jaunes et continuer à travers champs et prairies, parmi les troupeaux de brebis
et les vignes de Txakoli. Je traverse Orio qui est un port de pêche très actif avant de remonter sur la falaise,
d'où j'ai une belle vue sur le rio Orio et ensuite sur la plage de Zarautz.
On y descend par un joli sentier dans la lande. Cette belle plage de sable fin m'invite au repos...
Je fais une bonne sieste, puis je nage, je prends le soleil, je dors à nouveau...
J'ai décidé de faire étape dans cette station balnéaire, je cherche un moment l'Auberge de Jeunesse,
et quand après quelques détours, je la trouve enfin,
on me dit qu'elle est complète, remplie par des groupes de scolaires. Je continue alors jusqu'à Getaria
où je suis allé à la Pension Guetariano  (38 euros !! sans dîner ni petit-déjeuner)
Je dîne sur le port (Sardines grillées et Txakoli qui est un vin blanc légèrement pétillant)

Pension Guetariano         (3 coquilles)

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Vendredi 2 Juin : Getaria > Deba (19,5 km)

J'ai pris mon petit-déjeuner à Zumaia (5,6 km de Getaria).
A Elorriaga, j'ai pris la variante qui suit la côte
(Voir itinéraire option B du Guide).
Itinéraire superbe avec des sentiers qui longent la côte sur des falaises hautes de 100 mètres
permettant de découvrir une côte très sauvage et des rochers qui se découvrent à marée basse
formant un phénomène géologique qu'on appelle "Rase-mer".
C'est une suite de montées et de descentes, mais ça vaut la peine
tellement on est comblé par la beauté du panorama.

Attention
 : Quand le sentier atteint la N-634 à 3 km de Deba, ne pas suivre le fléchage
qui fait remonter sur un sommet pour ensuite finir par une descente un peu dangereuse.

Il est préférable à ce niveau de suivre la N-634 jusqu'à Deba (Voir Guide).
Moi, je n'avais pas bien lu le Guide, et ces derniers dénivelés assez fatiguants en fin d'étape
auront une conséquence bien fâcheuse (Voir étape suivante)...
La plage de Deba est belle, il y a du vent et un bon soleil, et à nouveau je nage et je dors...
Le soir, je vais dîner avec 2 pèlerines italiennes Manuela et Elisa dans un petit restaurant
au cœur de la ville dans une ambiance typiquement espagnole très animée.

L'albergue située près de la plage est petite mais agréable.
Prendre les clés à la Oficina de Turismo (OT)   
(2 coquilles)

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Samedi 3 Juin : Deba  >  Bilbao

 
En me levant ce matin là, j'avais une douleur à la cuisse droite, j'ai quand même pris le Chemin,
espérant que cela allait passer et tant bien que mal j'ai commencé à gravir la piste qui m'a conduit
à  travers des plantations de conifères jusqu'à la Ermita Santo Cristo del Calvario (4km).
A partir de là, cela a commencé à être "mon calvaire", j'avais de plus en plus de mal à marcher,
et arrivé dans le hameau de Olatz où se trouve la Ermita San Isidro (8km), je me suis arrêté,
incapable de poursuivre. J'ai essayé d'arrêter une voiture en espérant être emmené jusqu'à Markina Xemein,
mais c'est une route peu passante, et j'ai décidé alors de redescendre vers Mutriku petite ville distante
de 4km où je pourrais peut-être consulter un médecin. Au bout de 2h d'efforts, j'arrive dans cette localité,
je vais à l'Office du Tourisme où je rencontre une employée sympathique qui m'envoie au "Centro de Salud". Malheureusement, on est samedi, il est 14h et celui-ci est fermé.
Finalement je suis emmené par une femme policier dans une petite ville voisine Ondarroa,
où là, je pourrais prendre un bus pour Bilbao et aller à l'hôpital si nécessaire.
J'étais assez désappointé craignant que cette douleur ne persiste et m'oblige à mettre fin à mon Chemin.
En fait, je ne suis pas allé à l'hôpital. Après un repos de 2 jours et un traitement à l'anti-inflammatoire,
la douleur est passée et j'ai pu continuer le Camino sans aucun autre problème physique !

J'ai logé dans une petite pension dans le Casco Viejo - Calle Loteria.          (3 coquilles)

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Dimanche 4 Juin : Journée de repos à Bilbao


J'ai passé une bonne nuit, la douleur à la cuisse s'est un peu atténuée. Je décide d'aller visiter le musée Guggenheim
qui ouvre à 10h. Je prends mon temps pour m'y rendre afin d'éviter tout effort superflu et ménager ma jambe.
Je reste 3 bonnes heures dans le musée en faisant souvent des pauses (Heureusement il y avait de quoi s'asseoir !)
L'architecture extérieure et intérieure de ce musée est assez spectaculaire. Il ya une exposition des peintres russes,
en partant des icônes des 15ème et 16ème siècle jusqu'aux peintres contemporains.
Il y a également un hommage à Eduardo Chillida et une grande salle au rez-de-chaussée avec d'immenses
structures en acier de Serra au milieu desquelles on peut évoluer.
L'après-midi, je vais me reposer à la Pension et dans la soirée, je monte à la Basilique Santa Begoña qui domine
la ville. Elle date du 16ème et est le point de passage obligé des pèlerins pour entrer dans Bilbao.
Je visite également la Cathédrale Santiago (14ème-16ème).
Je prie Saint-Jacques pour ma guérison, m'associant ainsi à la grande dévotion qui lui est portée,
comme patron de la ville. Après un bon dîner dans la vielle ville, je vais me coucher de bonne heure,
en espérant que je pourrais reprendre le Chemin demain matin...

2ème nuit dans la même pension- Calle Loteria.      
(3 coquilles)

 

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Lundi 5 Juin : Bilbao > Muskiz-Pobeña

(situé au km 12,3 de la 11ème étape du Guide) (20 km)

Est-ce Saint-Jacques qui m'a exaucé ou simplement l'effet des anti-inflammatoires ?...
Je me lève en forme et ne sens plus aucune douleur, me voilà prêt à reprendre le Chemin !
La sortie de Bilbao est un peu difficile... Mon conseil est de prendre le train pour Portugalete,
ce que j'ai fini par faire après 2 heures de galère au milieu des chantiers, des routes et des zones industrielles.
A l'OT de Portugalete, on m'indique la prochaine albergue située à 12 km de là qui est neuve
et bien installée, à Muskiz-Pobeña. Le chemin pour y aller suit tout le long une piste pour cyclistes et piétons
(Le Chemin rouge ou Bidegorri) jusqu'à Zierbena un peu avant d'arriver sur la grande plage de la Arena.
J'ai fait 20 km et ma jambe a l'air de fonctionner normalement ! (Merci Saint-Jacques !)
A nouveau cette belle plage m'invite à la baignade et au repos.

Je me rends ensuite à l'albergue de Pobeña où je suis bien accueilli par un hospitalero membre
d'une association des amis de Saint-Jacques. Je dîne avec un pèlerin hollandais     
(3 coquilles)


 
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Mardi 6 Juin : Muskiz-Pobeña > Castro Urdiales > Pontarron de Guriezo

(Environ 2km après Islares)  (26 km)

Je suis sur le Chemin à 6h. Il y a au départ de l'étape une montée d'escaliers qui gravissent la falaise
et conduisent à un ancien chemin de la mine qui va à flanc de colline et surplombe l'océan.
Quand je suis passé, la piste était interdite aux piétons pour cause de travaux, je suis quand même passé,
heureusement comme il était très tôt je n'ai rencontré personne. Environnement industriel pas terrible !
Arrivé à Onton, j'ai décidé de continuer jusqu'à Castro Urdiales par la N-634 où j'arrive à 9h30.
Je vais à l'OT qui m'indique 2 possibilités :
Soit m'arrêter dans cette petite ville où les pèlerins sont accueillis au Centre Sportif.
Soit continuer vers Islares et aller dans une petite albergue à Pontarron de Guriezo.
C'est cette 2ème option que je vais choisir.
En attendant, je visite la ville et principalement l'église Santa Maria de la Asuncion qui date du 13ème
et qui a la taille d'une cathédrale avec toutes les caractéristiques de l'architecture gothique.
Je vais passer un moment sur la plage d'Ostende, nager, lire le journal, déjeuner et en début d'après-midi,
je reprends le Chemin vers Islares. Cette portion de la côte Cantabrique est superbe, le Chemin serpente
au milieu de prairies où paissent chèvres et brebis et longe les falaises qui surplombent l'océan...

Après Islares, et la Playa Arenillas, j'arrive à ce lieu-dit "Pontarron de Guriezo" où se trouve l'albergue.
Malheureusement, le bar où je dois prendre la clé est fermé (Jour de fermeture le mardi).
J'attends un bon moment pour finalement obtenir la clé de l'albergue. Je suis seul,
l'autre restaurant est également fermé et je n'ai pas de provisions. Dîner au pain sec et à l'eau.   
(1 Coquille)



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Mercredi 7 Juin : Pontarron de Guriezo > Santoña (20 km)

Je pars très tôt le matin (il fait encore nuit) ce qui me permet de couper par la N-634.
Je prends le petit déjeuner à Liendo et j'arrive à la cité portuaire de Laredo à 9h,
en franchissant la Puerta de San Lorenzo, vestige des murailles du 12ème qui ceinturaient alors la ville.
Je flâne un moment dans les vieilles ruelles à la rencontre des églises, des couvents et des palais,
je vais manger quelques tapas dans un bar, puis je rejoins cette belle plage en croissant de lune,
l'une des plus fameuses de Cantabrie où je vais m'arrêter un bon moment pour nager et lézarder...
Ensuite je rejoins par le Paseo Maritimo long de plusieurs km une pointe sablonneuse (Il n'y a pas de quai)
où j'embarque sur un petit bateau pour traverser la Ria de Treto et accéder à Santoña.
Arrivé dans cette vieille cité maritime, je vais visiter l'église Santa Maria del Puerto qui remonte
au 9ème siècle et qui a été de tout temps vénérée par les marins et les pêcheurs.
On peut voir à droite de la nef des ex-voto et des rames.
Il y a également une belle statue de Saint-Roch muni des attributs du pèlerin.
Le centre-ville est animé, je vais y passer une partie de l'après-midi...

L'auberge de jeunesse de Santoña située après le port est très bien
 et on peut également y prendre le dîner
(Seule restriction : Il n'y a pas de vin)   
(2,5 coquilles)



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Jeudi 8 juin : Santoña > Santander (31 km)

D'après mes notes, les indications du guide ne correspondent pas toujours au fléchage.
J'ai hésité à m'arrêter à Güemes, j'ai appris par la suite que l'on était très bien accueilli
par le Père Don Ernesto à l'albergue El Cagigal.
J'ai continué pensant m'arrêter à l'auberge de jeunesse de Loredo.
Après un bon temps de repos et de nage sur une petite plage près de Langre,
j'appelle l'auberge de jeunesse qui m'apprend qu'elle est plutôt un centre de vacances
et qu'elle n'accueille pas les pèlerins. Je décide de continuer jusqu'à Santander.
Je prends une navette sur le quai d'embarquement) à Somo pour traverser la baie de Santander.
(Il y a des navettes toutes les 30 minutes).
J'arrive vers 19h à l'albergue de Santos Martyres située près de la cathédrale, mais comme elle est complète,
on m'envoie dans une pension toute proche où j'ai une chambre sans fenêtre pour 12 euros.
Je vais dîner dans un petit restaurant en compagnie de plusieurs pèlerins, dont un couple de Lyonnais.
Nous passons une bonne soirée, fraternelle, joyeuse et bien arrosée...

Pension ....(1 coquille)



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Vendredi 9 Juin : Santander

Je quitte cette pension de bonne heure, je me promène un moment dans la ville,
je prends un petit-déjeuner, puis je vais visiter la Cathédrale Gothique avec ses 2 niveaux et son cloître.
Ensuite je me promène sur le bord de mer, le long de la plage du Sardinero, avec son casino blanc rococo,
avant de retrouver une pèlerine habitant Santander que j'ai rencontrée l'an dernier sur le Camino Francés.
Elle m'accueille chez elle pour une nuit et je vais profiter de cette journée de repos pour faire une bonne lessive.
Je vais à Décathlon acheter un short, un poncho et des guêtres.
J'ai décidé de renvoyer chez moi mon équipement de pluie que je porte depuis Arles,
qui est efficace mais trop lourd (1,300 kg) pour le peu d'utilisation que j'en ai.
Dans la soirée, mon amie espagnole m'emmène dans les vieux quartiers où l'on va déguster
des spécialités de Cantabrie (Calamares fritos, rabas, pimientos de Padron, chipirones encebollados,
chuletillas de cordero etc...) et ensuite boire des "Carajillos" et "Orujo de Potes".
C'est une soirée agréable, joyeuse, dans une ambiance espagnole très vivante !



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Samedi 10 Juin : Santander > Santillana del Mar (28 km)

Mon amie espagnole m'emmène en voiture jusqu'à une petite plage près de Liencres
où je prends un bain matinal très agréable !
Ensuite je reprends le Chemin en suivant un moment la voie ferrée (Entre Boo de Pielagos et Mogro),
c'est un conseil donné par l'hospitalera de Santander.
Un peu plus loin, le chemin va être bordé sur plusieurs kilomètres de grosses canalisations,
jusqu'à la gare de Requejada. Puis je passe devant la gigantesque usine Solvay,
je franchis le pont sur le rio Saja et je suis heureux de retrouver enfin une belle campagne.
Après 2 petites heures de marche, jarrive dans ce beau village de Santillana que Jean-Paul Sartre
avait élu comme "Plus beau village d'Espagne".
Je vais passer une partie de l'après-midi à la visite de ce haut-lieu du Camino del Norte,
et spécialement de la collégiale construite au 12ème et de son beau cloître avec ses 42 chapiteaux sculptés.
Il y a aussi de nombreuses bâtisses qui illustrent l'architecture des 16ème, 17ème et 18ème...
Malheureusement, comme tous les beaux villages classés, c'est très touristique, il y a beaucoup de boutiques,
et la beauté du lieu ne se retrouve vraiment qu'à la tombée de la nuit quand les touristes sont partis !

Je vais au Camping situé à 500 m au-dessus du village qui met des bungalows
à disposition des pèlerins  (2 euros la nuit)       
(2,5 coquilles)



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Dimanche 11 Juin :
Santillana del Mar > Comillas (22,5 km)

Beau Chemin à travers la vallée de Novales au milieu des orangers et des citronniers,
avec à Ciguënza, cette gigantesque église due à la folie des grandeurs d'un colon de retour au pays
qui voulait copier l'église de las Capuchinas de Lima !
J'arrive à Comillas ne sachant pas où je vais loger. Il est 13h, je passe à l'Oficina de Turismo
qui me donne la clé d'une albergue toute neuve qui vient d'ouvrir.
Je vais flâner dans le centre historique à la rencontre des belles bâtisses et des palais blasonnés du 18ème.
 Il y a aussi, dominant la ville, cet impressionnant bâtiment renfermant une université pontificale,
le palais de Sobrellano et "El Capricho" œuvre du célèbre Gaudi.
Je vais aussi visiter le cimetière encadré par les ruines d'un ancien monastère gothique
et dominé par une sculpture de Joseph Limona 'L'Ange Exterminateur".
Ensuite je vais nager et me reposer sur la belle plage de Comillas.
En fin d'après-midi, j'ai la surprise de voir arriver mon amie de Santander,
avec laquelle je vais passer une bonne soirée... 

L'albergue située dans l'ancienne prison est d'une bonne capacité.
La cuisine n'est pas encore équipée et la fonctionnaire qui fait office
d"hospitalera" nous impose la fermeture des portes à 21h.
C'est la raison pour laquelle je ne mets que  
(2 coquilles)



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Lundi 12 Juin : Comillas > Unquera > Colombres (24 km)

Peu après Comillas, je prends un bain matinal dans de belles vagues avec un jeune pèlerin suisse. C'est Super !
Nous allons ensuite traverser les décors lacustres de la Ria de Rabia, avant de rejoindre 
avec de belles vues sur l'océan San Vincente de la Barquera où nous prenons notre petit déjeuner,
avec un pèlerin hollandais et un français du nord. Je repars seul, je vais visiter l'église Santa Maria de los Angeles,
puis je rencontre l'hospitalera de l'albergue du lieu qui me conseille de suivre la nationale 634 jusqu'à Pesuès
(Cela fait gagner 6 km). A l'entrée d'Unquera, je traverse la Ria de Tina Mayor
qui marque la frontière entre la Cantabrie et les Asturies.
Après Unquera, je continue jusqu'à Colombres où se trouvent de splendides villas
d'inspiration coloniale construites par les émigrés de retour au pays !

A nouveau, soirée et dîner avec mon amie de Santander qui est venue me rejoindre...
Comme il n'y a pas d'albergue dans ce lieu, je prends une chambre à l'hôtel.
(3 coquilles)


 
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Mardi 13 Juin : Colombres > Llanes (24 km)

Après un passage de 3-4 km sur la nationale 634, je prends le chemin côtier E9 (balisé en rouge)
qui s'avère un très beau chemin au milieu de la lande.
Je m'arrête un moment sur la playa de Bretones, les vagues sont assez fortes, avec un courant latéral
 assez prononcé, aussi je ne m'aventure pas trop, d'autant plus que je suis seul.
Cette partie du chemin est vraiment agréable, à l'écart des routes. La lande est belle et sauvage.
J'arrive à 14h à Llanes où je retrouve Alain et Hans (Les 2 pèlerins de San Vincente).
Nous allons ensemble à l'albergue privée La Estacion.
A 17h30, nous allons dans un bar voir le match de la coupe du monde France-Suisse.
Nous découvrons les premières sidrerias où la consommation du cidre asturien obéit à tout un rituel :
On doit commander une bouteille entière et le cidre est versé exclusivement par le serveur qui se contorsionne
de telle sorte que le cidre tombe de très haut et heurte le bord du verre afin de mousser et de s'oxygénér.
Ensuite, on boit cul-sec et on jette par terre le fond du verre.

Albergue La Estacion, c 'est correct, sans plus.   (2 coquilles)


 
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Mercredi 14 Juin : Llanes > Ribadesella (32 km)

Le temps est à la pluie, mais il ne tombera que quelques gouttes.
Le Chemin suit le bord de l'Océan, avec au km 5, le Monastère San Salvador,
bâti au 11ème par des bénédictins, qui domine une plage merveilleuse en forme de demi-lune.
Un peu plus loin je passe près de l'église Nuestra Señora de los Dolores qui se reflète dans la Ria de Niembro.
Ensuite je vais faire un détour et passer par Posado un peu à l'écart du Camino pour éviter des chemins boueux,
ce qui me rallonge de 2-3 km par des petites routes goudronnées agréables.
Je rencontre Hans et Alain qui se sont un peu égarés. Nous continuons l'étape ensemble.
La dernière partie après Pria est agréable et passe par des petits chemins sur la lande au milieu des prés.
Il y a encore de belles plages en contrebas, et je suis bien tenté
de faire un détour pour aller nager, mais mes genoux commencent à fatiguer,
et comme l'étape est assez longue, je préfère ménager la "monture".
Arrivé à Ribadesella, je prends le dernier lit
disponible à l'auberge de jeunesse « Roberto Frasinelli » qui est située juste au bord de l'océan.
Là, je ne résiste pas et je vais plonger dans ces belles vagues et nager pendant un bon moment !
Ensuite je retrouve Hans et Alain, nous allons dans une sidreria, puis nous visitons l'église
Santa Maria Magdalena, assez impressionnante avec des fresques peintes sur la coupole et les plafonds,
et des tentures peintes en trompe-l'oeil qui descendent des 4 côtés de la coupole.
Nous terminons la soirée par un bon dîner avec sardines grillées et une bonne bouteille de vino blanco.

L'albergue "AJ Roberto Frasinelli" est correcte et bien située (sur la plage)
Mon sommeil sera bercé par le bruit des vagues                  
(2,5 coquilles)


 
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Jeudi 15 Juin : Ribadesella > Colunga > Sebrayo (32 km)

Belle marche aujourd'hui sur cette côte Cantabrique souvent nommée Costa Verde,
à travers des collines couvertes d'eucalyptus puis à Vega, je retrouve le bord de mer.
Ce coin de côte, resté à l'abri du tourisme de masse, est le paradis des surfeurs et des amoureux de la mer.
Le Chemin passe à travers la lande qui longe l'Océan. Il y a de belles vagues qui s'allongent sous le soleil,
et en hauteur, les falaises sont recouvertes de prés et de champs dominant les plages.
Un peu avant La Isla, je m'arrête un bon moment sur la plage de La Espasa. Il est 10h30 et j'ai bien
l'intention de profiter au maximum de ce dernier bain dans l'océan.
En effet c'est à cet endroit que le Chemin s'éloigne de l'océan pour aller vers Oviedo.
Je m'arrête un moment à Colunga pour me restaurer un peu avant de poursuivre
jusqu'à Sebrayo situé à 11km5 de Colunga. Je suis un peu fatigué, suite au bain prolongé de ce matin.
Je fais une sieste dans un pré sous un pommier, puis je m'arrête à Priesca pour visiter l'église pré-romane
San Salvador qui conserve plusieurs fresques aux motifs variés.
J'arrive à 17h à Sebrayo, je me demande si je vais trouver quelque chose à manger et finalement,
J'achète un peu de nourriture dans une camionette-épicerie garée un peu plus haut dans le hameau.

Je suis seul à l'albergue municipal, mais j'ai de quoi préparer un bon dîner, et j'ai aussi une bonne
bouteille de vino tinto ce qui m'aidera malgré la solitude à passer cette soirée sereinement.
(2 coquilles)


 
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Vendredi 16 Juin : Sebrayo > Villaviciosa > Oviedo

En partant le matin à 6h, j'ai dans l'idée d'aller jusqu'à Pola de Siero situé à 33km.
J'arrive vers 7h30 à Villaviciosa où je prends mon petit déjeuner.
J'ai un problème concernant mes chaussures dont les semelles sont passablement usées,
et j'appréhende un peu d'affronter les montagnes des Asturies avec ces chaussures.
Je décide alors d'en racheter une paire à Oviedo.
Je rencontre un vieux prêtre à la retraite avec qui je sympathise et je lui explique mon problème.
Comme il se rend à Oviedo en Bus, il m'invite à l'accompagner.
Après quelque hésitation je décide de prendre cette option et 2 heures plus tard, je suis avec lui
dans un grand magasin d'Oviedo où je trouve une paire de chaussures qui semble me convenir parfaitement.
Malgré le regret de n'être pas passé au monastère de San Salvador de Valdedios,
je ne regretterai pas dans les jours suivants ce « raccourci » qui m'aura permis d'avoir les chaussures
me permettant d'affronter les montées et les descentes parfois un peu rudes des montagnes asturiennes.
Je vais passer une partie de l'après-midi dans les rue d'Oviedo, principalement dans le vieille ville très animée.
Je visite la Cathédrale avec la "Camara Santa" où au fil des siècles de nombreux pèlerins venaient vénérer
le Saint-Sauveur, faisant d'Oviedo une étape majeure sur les chemins de Compostelle.
Une célèbre chanson qu'entonnaient les pèlerins médiévaux proclamait :
"Qui va à Saint-Jacques et ne va pas à Saint-Sauveur (Oviedo),
vénère le serviteur et délaisse le Seigneur"


L'albergue d'Oviedo ouvre seulement à 19h, aussi, je décide d'aller dans une pension
un peu en contrebas de la Cathédrale  (Pension Casa Albino mentionnée dans le guide).
Attention, en fin de semaine la rue est assez bruyante
 et il vaut mieux avoir des boules Quies   
(3 coquilles)



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Samedi 17 Juin : Oviedo > Grado > Cornellana (39 km)

En sortant d'Oviedo, je passe par la variante menant aux monuments préromans de Narranco.
Il y a beaucoup de brume, mais cela vaut le détour (3-4 km) !
Un peu plus loin je rencontre un pèlerin français, Yves, qui vient de Poitiers, nous marchons ensemble
un petit moment, c'est un ancien responsable de la communauté Emmaüs à Poitiers, où j'ai habité en 74-75,
et nous nous découvrons des amis communs.
Je m'arrête ensuite à Grado pour déjeuner et là je décide de continuer jusqu'à Cornellana
où il y a un albergue dans le monastère San Salvador.
(A noter qu'il y a un albergue très agréable 3km après Grado, à Villapañada).
Cette marche au cœur des Asturies est bien agréable avec ses villages fleuris, ses horreos,
et ses prairies où paissent des vaches rousses.
J'arrive donc au monastère San Salvador de Cornellana vers 18 h.
Il y a un mariage et beaucoup d'invités tout autour des bâtiments, aussi je préfère m'éclipser et rejoindre
l'albergue qui est accolé au monastère.

 Albergue très vaste (au moins 60 lits),
avec des sanitaires impeccables, une grande cour, une buanderie avec machine à laver
et à sécher le linge et une cuisine bien équipée, et là je suis à nouveau le seul pèlerin !!!
 (4 coquilles)



(J'aurai fait ma plus longue étape (39 km) et avec des chaussures neuves !!)

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Dimanche 18 Juin : Cornellana > Salas > Tineo (30 km)

Aujourd'hui, ce sont de vrais petits chemins de pèlerins qui grimpent progressivement dans la montagne
asturienne, à travers des hameaux qui semblent déserts et des prés avec des vaches partout !
Petite pause à Salas pour me restaurer un peu. C'est jour de marché et la place centrale est très animée.
Il reste 19 km pour rejoindre Tineo avec un dénivelé de 515 mètres.
Le Chemin serpente à travers une forêt de chênes et de châtaigniers et monte en douceur pour atteindre
le col de la Espina après le hameau de Porciles et arrivé sur l'altiplano, l'air est plus vif et l'horizon s'ouvre.
Il y a de vieilles bâtisses montagnardes, des chemins creux qui filent à travers les champs ceinturés
par des murets en pierres sèches. Des églises aux clochers murs et des chapelles jalonnent le parcours.
C'est un enchantement et je fais de nombreuses pauses pour apprécier cet environnement.
Malheureusement, les derniers km se font sur des chemins boueux et me paraissent bien longs,
d'autant plus qu'il y a pas mal de bosses qui fatiguent les genoux.
A l'entrée de Tineo, se trouve la chapelle San Roque construite au 14ème siècle
et qui fait l'objet d'un pèlerinage populaire.
J'arrive assez fatigué à l'albergue où sont déjà installés quelques pèlerins.
Je retrouve Yves avec lequel je vais passer la soirée et dîner.

L'albergue Mater Christi de Tineo domine la ville et autant que je me souvienne est assez correcte.  
(2 coquilles)



 
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Lundi 19 Juin : Tineo > Pola de Allende (28 km)

Le Chemin est magnifique surtout les 10 premiers km.
C'est un chemin creux superbe qui m'emporte à travers bois jusqu'au col de Piedratecha.
Je fais le détour pour voir le monastère Santa Maria Real de Obona qui se niche dans un vallon dominé par la forêt, aujourd'hui abandonné et envahi par la végétation. Un peu plus loin dans le hameau de Campiello,
je m'arrête au bar-épicerie Casa Herminia où je retrouve Yves et Robert de Toulouse.
Nous dégustons du jambon de pays et du chorizo et faisons quelques provisions.
Herminia accueille bien les pèlerins, elle m'écrit même un petit mot sur mon carnet,
mais attention à la "cuenta" qui est faite un peu au jugé !
On est là au cœur de la campagne profonde des Asturies et vraiment marcher sur ces beaux petits chemins,
c'est du bonheur ! Il y a beaucoup de brume et cela ajoute quelque chose de magique !
Je termine les derniers km en suivant la route (assez peu de voitures)
pour éviter la succession des dénivelés et ainsi ménager mes jambes qui donnent quelques signes de fatigue.

A Pola de Allende, je vais à l'hôtel Nueva Allandesa qui est réputé
pour sa bonne cuisine avec les plats traditionnels du pays.
Le patron me fait un prix pèlerin à savoir 36 euros pour la demi-pension.
(4 coquilles)



Cependant il y a une albergue très bien à Peñaseta (2,5 km après Pola)

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Mardi 20 Juin : Pola de Allende > La Mesa (21 km)

C'est aujourd'hui peut-être la plus belle étape de ce Camino.
L'ascension jusqu'au col du Palo (1146 m) est progressive et vraiment très agréable.
C'est le point le plus élevé du Camino Primitivo.
Il y a des petits sentiers cotoyant ruisseaux et hameaux dans un environnement sauvage.
J'arrive au col dans la brume, puis le temps se découvre progressivement permettant au soleil d'éclairer les
montagnes et les vallées alentour. Je traverse seul Montefurado, hameau perdu dans la montagne où
une seule habitation est encore occupée par un ermite près de la chapelle Santiago.
Je fais des courses au petit supermarché de Berducedo en prévision du dîner.
Des paysages de forêts, puis de lande déserte m'accompagnent jusqu'à La Mesa où j'arrive vers 15h30.
L'albergue est installée dans les anciennes écoles rurales, 6 pèlerins sont déjà arrivés.
Il y a Robert de Toulouse, un couple franco-allemand Daniel et Ilse, un couple italo-lituanien,
et un parisien Gérard âgé de 70 ans reconnaissable à sa sacoche de ville en beau cuir.

L'albergue de la Mesa est assez agréable, située à 900 m d'altitude. 
Les plaques électriques ne fonctionnent pas bien et plutôt que de me faire la cuisine,
je vais dîner à la Casa Rural A Rectoral ou Helena nous prépare un bon dîner pour 8 euros.   
(3 coquilles)


 
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Mercredi 21 Juin : La Mesa > Grandas de Salime (15,5 km)

J'ai la chance de quitter l'albergue juste au bon moment.
En effet après quelques centaines de mètres, j'émerge de la brume qui envahit les vallées,
et le soleil apparaît à l'horizon, éclairant tous les sommets alentour, spectacle exceptionnel !
Après avoir franchi un nouveau col (avec alignement d'éoliennes),
il y a 7 km de descente jusqu'au barrage de Salime (800 m de dénivelé) que l'on aperçoit en contrebas,
à travers bruyères, fougères, puis conifères et forêt de chataîgniers.
Je retrouve L'AS214, route qui traverse le barrage lequel est assez impressionnant, avec une chute à pic
de plus de 100 mètres. Je continue par la route avec une superbe vue sur la retenue, grande étendue
d'eau bleue qui tranche avec le vert des montagnes qui l'entourent.
Je rejoins Gérard avec lequel je vais terminer cette étape relativement courte, nous arrivons à Grandas de Salime
à 11h30. Je déjeune ensuite avec Robert, puis après la sieste, je visite la collégiale San Salvador qui remonte
au 12ème siècle, et malgré les travaux qui en interdisent l'accès, je peux quand même admirer à l'intérieur
de beaux rétables et de remarquables représentations de Saint Roch et de Santiago.
Ensuite avec Robert et Gérard, nous visitons le musée ethnographique qui permet de comprendre
la vie d'hier et d'aujourd'hui dans les hameaux des Asturies en mettant en scène les lieux et les modes de vie
d'autrefois avec une grande quantité d'ustensiles, d'outils, de scènes de la vie quotidienne etc...
C'est vraiment une visite à ne pas manquer !
Nous dînons tous les 3 avec Philippe de Lyon qui nous a rejoint.

L'albergue située sous la mairie est petite et peu équipée.       (1 coquille)


 
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Jeudi 22 Juin : Grandas de Salime > A Fonsagrada (27 km)


Je pars à 6h30 dans la brume qui masque le paysage, par des chemins creux qui relient entre eux
de petits hameaux dont Peñafuente avec sa jolie église en granit couverte de lichens.
Il y a aussi une succession de chapelles, d'ermitages et d'horreos.
Toujours dans la brume, je continue l'ascension jusqu'au col del Acebo qui marque l'entrée en Galice.
A partir de là, les coquilles stylisées servant au balisage sont inversées par rapport à celles
de Cantabrie et des Asturies. La direction est maintenant donnée par les rayons en partant du centre.
C'est également là, que se trouve la 1ère borne jacquaire affichant un "compte à rebours" jusqu'à la cathédrale
de Compostelle (PK. 170 km 937 !) Peu après le passage du col, le temps se découvre et le soleil apparaît
découvrant à nouveau un beau panorama. Le Chemin évolue entre 900 et 1000 mètres d'altitude et serpente
au milieu des bruyères, des landes et des forêts de conifères.. Attention, un peu avant Fonfria,
il y a un chemin balisé qui descend sur la gauche, il ne faut pas le prendre et continuer sur la route.
(Plusieurs pèlerins ont été remis sur le bon chemin par une paysanne galicienne !)
C'est là que je retrouve Gérard et nous finissons l'étape ensemble sous un chaud soleil.
Le dernier kilomètre est une montée assez rude pour arriver à Fonsagrada. Je vais loger à la Pension Manolo.
Après une bonne douche bien rafraîchissante, je fais une sieste, puis je fais un tour dans cette localité
qui est la ville la plus haute de Galice (952m). Je visite l'église où je déniche encore une statue de Saint-Roch.
Après mon dîner en solitaire à la pension, je retrouve Ilse et Daniel au bar où nous partageons le verre de l'amitié.

La Pension Manolo est impeccable :
Chambre avec salle de bains pour 18 Euros et dîner 8 Euros.   
(4 coquilles)



 (Il y a une albergue très bien à O Padron, 1km5 après Fonsagrada)

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Vendredi 23 Juin : A Fonsagrada
> O Cadavo Baleira (23,5 km)

A nouveau la brume pendant les premiers kilomètres que je fais seul sur une petite route peu passante.
Je retrouve Gérard et un peu plus loin Ilse et Daniel. Nous nous arrêtons à l'Hospital de Montouto qui était
un haut lieu du Camino Primitivo au Moyen-Age, où subsistent seulement quelques bâtisses en pierres sèches
à demi-ruinées. Nous nous laissons imprégnés par l'atmosphère un peu irréelle de ce lieu et la magie
qui s'en dégage. Peu à peu, la brume se lève et le soleil fait son apparition. Nous passons le col de Montouto
à une altitude de 1050 m avant de redescendre par une large piste forestière à travers la lande puis
au milieu de conifères, et à nouveau nous replongeons dans la brume...

On prend tous un petit déjeuner au bar à Paradavella, rejoints par Philippe et 2 autres français de l'est.
Il y a pas mal de dénivelés, mais dans l'ensemble le Chemin de ce jour est agréable et pas trop fatiguant,
malgré la persistance de la brume qui ne se lèvera que quelques kilomètres avant la fin de l'étape.
On voit dans les hameaux les premiers horreos galiciens aux formes arrondies et à la couverture de chaume.
On découvre aussi les
pallozas habitations ancestrales aux murs bas faits de pierres plates
et couvertes d'un toit de chaume ainsi que les
celeiros , bâtiments de forme semi-circulaire qui servaient
 autrefois à garder chèvres et brebis. J'arrive vers 13h30 à l'albergue de Cadavo Baleira.

Il ya maintenant un beau soleil. J'en profite pour faire une bonne lessive et pendant la sieste mon linge
pourra sécher. Nous dînons tous ensemble avec Philippe, Robert, Ilse et Daniel, un espagnol
et le couple italo-slovène. Puis avec Robert, nous regardons le match de la coupe du monde France-Togo.
La France est qualifiée pour le tour suivant (2-0)

L'albergue de Cadavo Baleira est de première qualité, bien équipée, très propre
et avec tout ce qu'on souhaite trouver dans une albergue.         
(4 coquilles)


 
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Samedi 24 Juin : O Cadavo Baleira > Lugo (31 km)

Je pars à la nuit avec Gérard, Ilse et Daniel avec la lampe frontale pour voir les flèches.
Etape longue, mais sans difficulté. Après une pause vers 10h je continue avec Robert de Toulouse
jusqu'à Lugo où nous arrivons vers 13h30 en entrant par la Puerta de San Pedro.

Nous allons à l'albergue de la Xunta qui est bien équipée, avec un hospitalero accueillant. Je déjeune avec Robert,
puis je fais un tour le long des murailles romaines (3ème et 4ème siècle), classées Patrimoine de l'Humanité
qui s'étendent sur plus de 2 km, en atteignant à certains endroits jusqu'à 7 mètres d'épaisseur sur une hauteur
comprise entre 8 et 12 mètres et qui ont conservé 82 tours. Je vais ensuite visiter la cathédrale Santa Maria
où les pèlerins, au fil des siècles venaient prier devant le Saint-Sacrement exposé sans interruption depuis
le 12ème siècle et se recueillaient également dans la chapelle de la Virgen de los Ojos Grandes.

Le soir, je retrouve Sandra (Pèlerine française avec laquelle j'ai fait quelques étapes entre Toulouse et
Puente la Reina) qui a fait ce détour par Lugo avant de rejoindre O Cebreiro sur le Camino Francés.
Nous dînons ensemble avec Philippe et Gérard.

L'albergue de la Xunta est bien située et bien équipée  (3 coquilles)


 
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Dimanche 25 Juin : Lugo > San Roman da Retorta > Ferreira (31km)

Aujourd'hui, je fais le Chemin seul, en flânant à travers la campagne galicienne, tantôt sur la route,
tantôt sur l'antique calzada, un chemin creux, sombre et dallé, presque parallèle au bitume.
Je fais le crochet par Santa Eulalia de Boveda où il y a une chapelle paléochrétienne qui remonterait
au 4ème siècle. C'est un passage obligé malgré les 5km qu'entraîne ce détour.
Il y a d'autres merveilles sur ce Chemin : 
A Seoane, l'église de granit avec sa rosace de pierre au-dessus du porche.
A Burgo, l'église San Vincente qui est un magnifique exemple de baroque rural galicien.
Dans le hameau de Bacurin, une petite église romane San Miguel du 12ème,
avec un portail aux voussures torées et un tympan bilobé. A Mera, l'église San Pedro.
L'ermitage roman San Roman da Retorta, du 12ème siècle, se trouve au milieu d'un cimetière.
A proximité, des maisons en pierre de taille montent la garde le long du vieux chemin médiéval.
L'albergue de San Roman da Retorta mentionnée dans le guide n'est plus en fonction,
je fais une pause à la taberna de ce hameau avant de continuer jusqu'à Ferreira 8 km plus loin
où je prends une chambre avec Robert à la Casa da Ponte.

Casa Rural située juste avant le Pont Romain.
Nous aurons sur place un bon dîner avec si je me souviens bien des « Pimientos de Padron » délicieux !

(4 coquilles)



 
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Lundi 26 Juin : Ferreira > Melide > Ribadiso de Baixo >
Casa Vaamonde(Arzua) (31 km)

Chemin valloné, assez agréable, jalonné de petits hameaux. Ma seule inquiétude est la présence des chiens
qui depuis les Asturies se montrent parfois un peu agressifs et il faut jouer du bâton !
J'arrive à Melide vers 13h, je fais une pause à l'église que je n'avais pu visiter l'an dernier à mon passage,  à cause d'un mariage qui y était célébré, dans laquelle il y a un beau rétable baroque.
Je vais ensuite à la pulperia Ezequiel où je commande une assiette de Pulpo et une bouteille de vin blanc Albariño.
Robert me rejoint et nous trinquons à mes 64 ans, puisque c'est aujourd'hui mon anniversaire.
C'est dans cette ville que le Camino Primitivo rejoint le Camino Francés et cela est manifeste
étant donné le nombre de pèlerins que je vais rencontrer sur le Chemin en direction du Refuge de Ribadiso da Baixo.
Je me rappelle y avoir dormi l'année dernière, mais quand j'y arrive assez fatigué car l'étape a été assez longue,
une hospitalera américaine me dit que c'est complet. Nous pourrons être logés dans une Casa Rural à quelques kms.

J'attends Robert, et le propriétaire nous emmène en voiture à la Casa Vaamonde
où nous avons une chambre pour 2 et nous aurons également le dîner sur place.
Il y a plusieurs autres pèlerins qui comme nous n'ont pas trouvé de place au Refuge de Ribadiso.   

(3 coquilles)




 
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Mardi 27 Juin : Casa Vaamonde (2km d'Arzua)  >  Monte do Gozo (38 km)

Je quitte à 6 h la Casa Rural Vaamonde; après quelques centaines de mètres, au milieu d'un beau décor champêtre,
je retrouve le Chemin du Nord (Le Chemin de la Côte qui vient de Avilés et Ribadeo),
lequel va faire sa jonction avec le Camino Francés, un peu plus loin à Arzua.
Le chemin serpente à travers les forêts d'eucalyptus et il est souvent proche de la nationale.
Je fais une pause dans un bar à Lavacolla où je mange un bocadillo avec une bière.
La dernière partie du Chemin est assez éprouvante avec une longue montée sous le soleil jusqu'au point haut
de la colline de Monxoi, où se trouve le monument commémorant la venue du Pape Jean-Paul II en 1993.
L'immense complexe servant entre autres d'albergue pour les pèlerins est juste en dessous,
et c'est bon d'y arriver. Santiago n'est plus qu'à 5 km !!
Nous dînons à la caféteria avec Robert et ensuite nous allons dans un bar
voir le match de la coupe du monde France-Espagne (Ambiance assurée !!!)

L'Albergue de Monte Do Gozo peut contenir plus de 500 pèlerins.
De par sa dimension elle est assez impersonnelle,
mais elle offre l'avantage de pouvoir dîner à la caféteria
pour une somme modique et d'être à 1 h. de Santiago.
(2,5 coquilles)


 
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Mercredi 28 Juin : Monte do Gozo > Santiago (5 km)

Je quitte le refuge de Monte do Gozo avec Robert un peu avant 7h. Une petite heure de marche
et nous entrons dans Santiago ! Après la traversée du quartier San Lazaro, nous pénétrons dans la vieille ville
par la Puerta del Camino, et nous voilà sur la Plaza del Obradoiro devant la Cathédrale !
Il est 8h et la place est encore déserte.

Nous restons là un moment absorbés dans la contemplation de ce lieu qui est l'aboutissement de plus de
2 mois de pérégrination et qui a nourri les rêves et les espoirs de tant de pèlerins depuis mille ans !...
Nous rencontrons Philippe arrivé la veille, qui se prépare à prendre le Chemin pour Finisterre.
Robert également préfère continuer vers Finisterre et s'arrêter à Santiago à son retour.

Je me retrouve seul.
C'est un moment d'émotion très forte d'être à nouveau devant cette Cathédrale,
neuf mois après ma première arrivée par le Camino Francés.
Je passerai ma journée à aller et venir dans la ville,
et à chaque fois mes pas me ramèneront autour de la Cathédrale qui exerce sur moi une véritable fascination,
que j'ai essayé d'exprimer dans le petit texte ci-dessous.

Je vais prendre un bon petit déjeuner dans un des bars qui se trouvent dans les rues avoisinantes,
puis je vais à l'office des pèlerins recevoir ma Compostela.
Après avoir laissé mon sac à la Pension Ramos où j'ai réservé une chambre,
je vais à la gare prendre mon billet de train pour Hendaye.

Je retourne à la Cathédrale dont je fais plusieurs fois le tour, pour en admirer toutes les faces,
puis je reste un moment à contempler le Portique de la Gloire riche de plus de 200 statues.
Je vais ensuite sacrifier au rituel en montant le petit escalier placé derrière l'autel pour baiser le manteau
de Saint-Jacques puis je vais me recueillir dans la crypte devant ses reliques, bien qu'à ce moment-là,
je ne ressente pas de dévotion particulière envers Saint-Jacques.
C'est plus un geste et une attitude de pèlerin que j'accomplis pour rester fidèle d'une certaine manière à la tradition.

J'assiste à la messe des pèlerins à midi, qui est toujours un moment fort.
Il y a beaucoup de monde, des touristes et des pèlerins venus de tous les coins du monde.
A la fin de la messe, on a droit à l'élévation et au balancement de l'énorme encensoir
Le Botafumeiro,
qui est à chaque fois un moment impressionnant, avec les grandes orgues qui jouent à fond !!!
L'après-midi, je me repose à la Pension, puis je vais dans un Cyber-Café envoyer quelques mails à mes amis.
Je retourne aux abords de la Cathédrale, je prends beaucoup de photos. Je rencontre 2 pèlerins de Nîmes
avec lesquels je vais dîner, puis avant d'aller me coucher, je ne peux pas résister à l'envie de retourner
devant la cathédrale qui va se parer des belles couleurs du soleil couchant.

Je suis descendu à la Pension Ramos 18 Rua da Raina, tout près de la Cathédrale,
c'est bien situé, chambre avec salle de bains, très propre, pour 20 Euros.  
(4 coquilles)


 
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Le lendemain, je prends le train pour Hendaye à 9h04. Arrivée à 20h35.
Comme il n'y a pas de correspondances, j'irai à l'hôtel La Palombe Bleue
au-dessus de la gare où j'ai une chambre pour 31,50 Euros.
 

 


Santiago, miroir de mon âme, le commencement et la fin,
'l'alpha et l'oméga,
tu m'éblouis, tu me jettes à terre, tu es un mirage
et en même temps une réalité
qui transcende mes espérances...

Je te vois, cathédrale majestueuse et hautaine
et tu me parles de tous ces siècles passés...
Je m'inscris dans ton histoire,
je suis un maillon de cette chaîne que tu déroules jour après jour...

Je m'envole à travers le transept à califourchon sur l'encensoir immense
projeté d'un bord à l'autre.
Le spectacle fascine autant à chaque fois...

Je reviens devant toi, cathédrale de mes rêves,
à chaque heure du jour tu te transformes,
tu me fascines,
je te saisis dans mon boîtier numérique qui est en pleine action...

Et le soir au coucher de soleil tu te pares de belles couleurs pour mon enchantement !

Santiago, je n'ai pas fini de te retrouver, comme une femme qu'on quitte,
et en même temps, on sait qu'on va se revoir !
Oui, te retrouver, dans un an, dans dix ans, tu fais partie de moi,
et moi, je fais partie de toi,
je t'ai trop désirée,
on ne pourra plus se quitter...

 

 

 
Santiago, espejo de mi alma, el principio y el fin
el alfa y el omega
me deslumbras, me tira tu tierra
eres un espejismo
y al mismo tiempo una realidad que trasciende mis esperanzas....

Yo te miro Catedral majestuosa y altiva
y tu me hablas de todos estos siglos pasados.....
Yo me inscribo en tu historia
soy un eslabón de esa cadena que desarrollas cada día.

Me muevo a través del crucero montado en el inmenso incensario,
volando de uno a otro lado.
El espectáculo me fascina una y otra vez.....

Vuelvo delante de ti, Catedral de mis sueños,
cada hora del día te transformas
me fascinas.
Te capto con mi cámara fotograma a fotograma.....

Y en la tarde, a la puesta del sol, tu te vistes de bellos colores para mi deleite.

Santiago, nunca terminaré de descubrirte
como a una mujer que abandonas y que al mismo tiempo sabes que volverás a encontrar.
Si, volverte a ver, en un año, en diez años,
tu formas parte de mi y yo soy tuyo
te deseo demasiado
nunca podremos separarnos.....
 

Pour me contacter : dauzonroch@gmail.com

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