Mes étapes sur le Chemin d'Arles

 

Pèlerin(e)s sur le Chemin

Les plus belles photos

Les églises, sanctuaires et statues




 


    J'ai une certaine appréhension en partant de chez moi ce matin-là, je pars pour un peu plus de 2 mois,
    je me suis bien préparé mais je ne sais pas comment mon esprit va fonctionner et comment mon corps va réagir,
    cependant je fais confiance à la Providence avec ce sentiment que je suis à l'aube d'une belle aventure,
    quoiqu'il arrive ! Mon ami et voisin me conduit en voiture jusqu'à Arles qui est à 50km de notre habitation.

     




 


    Pour chacun des gîtes où j'ai passé la nuit, j'ai mis une appréciation en indiquant
    un nombre de coquilles de 1 à 5 ce qui pourra donner une idée de la qualité du gîte.

    Ne pas oublier que j'ai parcouru ce Chemin en 2006 et que la plupart des
    indications concernant les hébergements, au fil des années sont devenues obsolètes...

 

 

Les kilomètres mentionnés correspondent aux kilomètres réellement effectués


1ère étape

Mardi 25 Avril 2006  Arles  >  Saint-Gilles-du-Gard  (22 km)

 


    Je commence le Chemin par l'allée des Alyscamps, après une petite visite à la chapelle Saint-Honorat.
    Passage obligé par la cathédrale Saint-Trophime et son cloître du 12ème et 14ème siècle où je fais tamponner
    ma Credencial. J'ai un attachement particulier pour la ville d'Arles où j'ai passé une année comme comédien
    en 1964-65. Je ressens une grande émotion à retrouver cette ville comme pèlerin, mais très vite, une fois passé
    le pont de Trinquetaille, je me retrouve au milieu de prairies où paissent chevaux et taureaux.

    Mon sac me paraît bien lourd en ce premier jour, mes chaussures dans lesquelles j'ai mis au dernier moment
    des semelles spéciales faites par un podologue me serrent plus que d'habitude et il fait assez chaud.  
    J'arrive assez fatigué à Saint-Gilles où je vais directement au gîte "La Maison Camarguaise" situé en face
    de la Basilique (12ème) remarquable principalement pour son portail qui ressemble à celui de St Trophime.
    J'ai une grande chambre pour moi tout seul, j'apprécie cela pour ce 1er jour. Je retrouve un pèlerin québecois,
    Jacques, que j'avais rencontré l'an dernier à St Chély d'Aubrac. Nous allons pendant presque 4 semaines être
    compagnons de Chemin avec Daniel un Lyonnais qui a une chambre dans le même gîte.


    Bonne appréciation du gîte "La Maison Camarguaise" où on peut également prendre le dîner.
    Cependant les propiétaires sont en train de vendre et il n'est pas certain
    que les futurs propriétaires maintiennent le gîte pour pèlerins.

    (2 coquilles)
     

 

2ème étape

Mercredi 26 Avril 2006  Saint-Gilles-du-Gard  >  Gallargues-le-Montueux (35 km)


    Départ à 6h, le jour est à peine levé, il fait doux et je me sens bien en forme. Lorsque je m'arrête pour enlever
    ma chemise, je m'aperçois que j'ai oublié dans la chambre la coquille que je porte en pendentif. Un autre pèlerin, Michel va la récupérer, mais il sera toujours un jour derrière moi jusqu'à Toulouse où s'arrêtera son chemin pour
    cette année, et c'est finalement à mon retour en juillet, que je la récupérerai.
     
    Le Chemin serpente à travers des vergers de cerisiers, d'abricotiers et d'amandiers qui s'étendent à perte de vue. 
    Perdu dans mes rêveries, je fais un détour de 5km ce qui va me faire une étape de près de 35 km.
    Pour le 2ème jour c'est plus que ce que j'avais prévu ! Je m'arrête à Vauvert pour boire un Coca bien frais.
    Un peu plus loin, je fais une pause pour me masser les jambes et changer mes semelles.

    J'arrive à Gallargues en début d'après-midi. Fatigué, je m'assieds sur un muret et une employée de la mairie
    m'ayant repéré me conduit au Gîte Municipal. Dîner avec Jacques et Daniel à la Pizzeria où l'on doit subir les
    fanfaronades du patron, mais les pizzas sont bien appréciées !


    Gîte situé dans une ancienne école avec une grande cuisine, mais le dortoir est limité
     avec 6 lits très serrés et peu d'espace. Les sanitaires sont OK avec une seul douche.

    1,5 coquille)

     

 

3ème étape

Jeudi 27 Avril 2006  Gallargues-le-Montueux > Vendargues > Montpellier (25 km)


    Au début du Chemin, il y a quelques beaux passages le long de la Vidourle. Détour obligé par Villetelle
    avant de longer l'oppidum d'Ambrussum, site néolithique, puis relais sur la Via Domitia des Romains
    (Vestige du pont romain ci-dessus).  Après quelques kilomètres à travers la garrigue, le Chemin longe souvent routes, autoroutes, traverse des rond-points, atterrit au pied d'une déchetterie et de plus la
    signalisation laisse à désirer...Daniel me rejoint et nous continuons ensemble jusqu'à Vendargues où
    (comme c'est conseillé dans le guide) nous prenons le Bus n° 21 qui nous amène au centre de Montpellier.

    On fait une bonne pause sur la place de la Comédie avant de rejoindre
    l'Accueil Saint-Roch, 4 rue Vallat.
    L'église Saint-Roch est située juste derrière le gîte, il y a de beaux vitraux et une statue de Saint-Roch
    (La première que je vois sur ce Chemin). C'est un saint dont je me sens très proche, par ma famille et
    par la complicité que j'ai établi avec lui depuis l'année dernière. Il y a beaucoup à visiter à Montpellier,
    mais je préfère prendre le parti de flâner dans les rues piétonnes et d'aller simplement où mes pas me
    conduisent...Je retrouve un peu plus tard Jacques et Daniel autour d'un bon dîner au restaurant
    "Le Jardin d'Isabelle".


    L'accueil pèlerins à la paroisse Saint-Roch est plutôt rudimentaire (Mais je pense en cours d'évolution).
    Il y a une grande cuisine et une grande chambre avec des matelas au sol les uns contre les autres permettant l'hébergement de 6 pèlerins maximum. La salle de bain et les WC sont situés entre la cuisine et la chambre !!
     Ce qui n'est pas très pratique!! Mais on s'installe quand même tant bien que mal...                             
       
    (1 coquille)

     

 


    Ces premières journées de mon pèlerinage sont un peu difficiles,
    non pas à cause de la marche et des kilomètres à parcourir, mais plutôt
    à cause de mon esprit qui est encombré. J'ai du mal à lâcher prise...

     

 

4ème étape

Vendredi 28 Avril 2006  Montpellier  >  Saint-Guilhem-le-Désert (21 km)


    Avec Jacques et Daniel, nous prenons le car à la gare routière pour Montarnaud afin d'éviter les désagréments
    de la sortie de Montpellier. Le Chemin commence à devenir intéressant, nous sommes sur les contreforts des
    Causses entre garrigues et vignes. Les oiseaux nous accompagnent de leurs mélodies joyeuses, le temps est
    beau, mais pas trop chaud grâce à une brise légère. Nous faisons une pause à Aniane, puis nous arrivons au
    Pont du Diable qui enjambe l'Hérault 4 kilomètres avant St Guilhem. Avec Daniel, nous nous arrêtons pour
    visiter la grotte de Clamouse dans laquelle on peut admirer de très belles concrétions, stalactiques et stalagmites,
    somptueuses coulées, buffets d'orgues, aragonites etc...  
    Puis nous retrouvons Jacques au Gîte de la Tour à Saint-Guilhem-le-Désert.

    Je vais visiter l'abbatiale avec son clocher-porte qui est une tour en pierre volcanique du 15ème.
    Il y a également des vestiges d'un cloître dont la majeure partie se trouve maintenant au Cloisters Museum
    de New York. Je me promène dans le village qui malgré l'afflux des touristes permet d'admirer de nombreux
    vestiges archéologiques avant de retrouver mes compagnons pour le dîner au gîte.

    Le Gîte de la Tour est très bien. Nous avons une chambre pour 3. Les sanitaires sont OK.
    Nous apprécions après les gîtes des 2 jours précédents qui étaient un peu justes !
    Seule restriction : le petit déjeuner servi à 7h, ce qui est un peu tard pour le pèlerin qui aime être
    sur le Chemin aux premières lueurs du jour.       
    (3 coquilles)
     

 

5ème étape

Samedi 29 Avril 2006  Saint-Guilhem-le-Désert > Saint-Jean-de-la-Blaquière (25 km)


    La montée à partir de Saint-Guilhem est magnifique, sentier qui monte en lacets sur le flanc du cirque de l'Infernet.
    On suit bien les indications du guide pour éviter de se tromper à la bifurcation avec la variante qui rejoint le cirque
    du Bout du Monde. On prend à gauche pour aller vers le Roc de la Bissonne.
    (On a rencontré des pèlerins par la suite qui avaient continué tout droit et ont bien galéré pour retrouver le Chemin).

    Le panorama est superbe et après le col, on passe sur un autre versant avec une belle vue sur la vallée.
    Je marche seul, à mon rythme. Je remplis mes bouteilles d'eau à Arboras et je retrouve Jacques pour une petite
    pause déjeuner. Daniel s'est trompé de chemin et se trouve derrière nous. Il y a encore pas mal de dénivelés,
    mais c'est un beau Chemin qui remplit le coeur d'une joie profonde.

    Après un bon temps de repos au gîte communal, je vais à la messe à 18h, puis je dîne avec Solange une pèlerine
    bretonne et Christian parti de Castelnaudary qui fait le pèlerinage vers Rome.

    Le gîte communal de Saint-Jean-de-la-Blaquière coûte 12 Euros (un peu cher !),
    et peut recevoir 10 à 12 pèlerins. Ce soir là, il était presque complet, rempli par un groupe
    qui est venu marcher quelques jours sur le Chemin avec des voitures accompagnatrices...                                      
    (1,5 coquilles)

     

 

6ème étape

Dimanche 30 Avril 2006  Saint-Jean-de-la-Blaquière  >  Lodève (16 km)


    Après avoir marché presqu'un kilomètre, je m'aperçois que j'ai oublié mes bouteilles d'eau, je fais demi-tour
    pour les récupérer. L'étape d'aujourd'hui est courte alors 1km ou 2 de plus, c'est pas trop grave ! Je suis rejoint
    par Jacques un peu avant le Prieuré Saint-Michel-de-Grandmont, que nous avons la chance de pouvoir visiter
    malgré l'heure matinale. L'ancienne chapelle avec une voûte magnifique est impressionnante, il y a aussi un beau
    cloître des 12ème et 13ème siècles. Un peu après le Prieuré, avec Jacques nous avons de bons échanges sur le
    Chemin et de ce fait nous manquons une balise. Après 2km, nous nous en apercevons et devons faire demi-tour !
    Un peu avant Soumont, nous faisons un détour pour voir le beau Dolmen "La Bruyère d'Usclas". Nous rencontrons
    un groupe d'étudiants de Montpellier qui ont dormi à la belle étoile et sont encore tout frigorifiés.

    En effet, depuis ce matin il y a une tramontane glacée qui souffle par rafales. Nous retrouvons Daniel à Lodève,
    je les accompagne tous les 2 à l'Hôtel du Nord où ils ont réservé une chambre. Devant aller chez des particuliers
    un peu plus tard dans l'après-midi, j'y dépose mon sac et après le déjeuner, nous avons du temps pour visiter
    la ville et admirer la cathédrale gothique de Saint-Fulcran avec son abside à neuf pans, ses fenêtres géminées
    hautes de 12 mètres et son clocher-tour de 57 mètres.

    A 17 heures je vais chez Mr et Mmme Fichet qui habitent près de la cathédrale et qui accueillent
    à l'occasion des pèlerins. J'ai une grande chambre, je dispose d'une salle de bains et après un bon repos,
    je dîne avec mes hôtes. C'est une soirée vraiment agréable !                                     
    (4 coquilles)

     

 

7ème étape

Lundi 1er Mai 2006  Lodève  >  Joncels (22,5 km)


    Il y a une belle montée au départ de Lodève, la vue sur la vallée et le lac du Salagou est superbe. . .
    Entre Lodève et le col de la Baraque de Bral, il y a quelques bons dénivelés. Je traverse des forêts, puis je marche
    sur les flancs nus de la Côte Taillade, la vue est de plus en plus belle. Les conifères font leur apparition, puis les
    chataîgniers. Un peu plus loin, il y a une grande descente dans la vallée de Sourlan, puis cela remonte jusqu'au
    col du Roube, et à nouveau descente vers Joncels en passant sur le pont qui enjambe le Gravezou.

    J'arrive à la Villa Issiates, qui fait partie des "Haltes de Compostelle". Ce gîte restera pour moi le "Top" de tous
    les gîtes pour pèlerins dans lesquels je me suis arrêté pour passer la nuit. Accueil chaleureux, petite chambre
    agréable avec 2 lits, des draps, un bon oreiller, des sanitaires impeccables. Notre hôtesse prend tout mon linge
    sale et me le rendra le soir, lavé et repassé. De plus un très bon dîner que je prendrais avec Jean-Pierre et Lydia,
    un couple français habitant Gignac, près de Montpellier.

    L'après-midi, notre hôte me fera visiter le village avec Solange pèlerine rencontrée à Saint-Jean-de-la-Blaquière.
    Il reste des vestiges d'une ancienne abbaye bénédictine fondée au 7ème siècle (Saint-Pierre-aux-Liens).
    Le cloître a été transformé en place publique, et on peut en voir les arcades dans les maisons qui la bordent.

    Merci à nos hôtes Alain et Giédré Ivinskas pour leur accueil dans ce gîte de la Villa Issiates
    qui reste exceptionnel ! et qui j'espère le demeurera dans les années à venir...                                  
    (5 coquilles)

     

 

8ème étape

Mardi 2 Mai 2006  Joncels  >  Saint-Gervais-sur-Mare (27 km)


    Alain, notre hôte nous emmène en voiture avec Jean-Pierre et Lydia sur le Chemin au Bousquet d'Orb, après Lunas.
    Nous avons devant nous une étape difficile, avec 600 mètres de dénivelé, une succession de cols qui nous amènent
    souvent autour des 1000 m d'altitude. J'ai mis mon équipement de pluie, car le temps menace, mais finalement il ne
    pleuvra pas ! Par contre, il y a beaucoup de brume, et il fait assez frais. Je fais un bout de Chemin avec J.P et Lydia,
    puis je continue seul. Je ne rencontrerai de la journée que 4 VTT.  Le temps se dégage, ces montagnes boisées du
    Haut Languedoc sont magnifiques, forêts de hêtres, conifères, châtaigniers, c'est un environnement sauvage dans
    lequel il fait bon marcher, c'est vraiment du bonheur !

    A Saint-Gervais-Sur-Mare je fais quelques achats de nourriture, je visite l'église romane et je prends le temps
    de visiter ce beau village malgré la fatigue qui commence à se faire sentir.
    J'arrive au gîte "Le Refuge de Nébuzon"
    où je retrouve Jacques et Daniel. Nous prendrons notre dîner avec 4 pèlerines venues de Lorraine qui font
    quelques étapes accompagnées par une voiture.


    Ce gîte en demi-pension est correct sans plus, avec l'inconvénient d'être à 1 km hors GR. 
    (2 coquilles)


 


    Je suis habité par cette pensée : Le Chemin qui mène à Dieu, c'est comme ce Chemin
    sur lequel je marche. Il a besoin d'être balisé, sinon on peut douter d'être dans la bonne
    direction, on peut prendre un chemin qui n'aboutit nulle part...Ces balises sur le Chemin
    qui mène à Dieu sont L'Evangile, les Offices, les Sacrements, les Enseignements de l'Eglise.
    Je chante  : "Je voudrais marcher au côté de mon Seigneur sur le Chemin qui mène à Dieu..."

    Malheureusement, au fil des étapes entre Arles et Compostelle, ma foi va s'émietter,
    et je vais peu à peu plonger dans les abîmes du doute...

     

 

9ème étape

Mercredi 3 Mai 2006  Saint-Gervais-sur-Mare  >  Murat-sur-Vèbre (30 km)


    Je pars avec Jacques et Daniel. Nous prenons un raccourci indiqué par notre hôtesse censé rejoindre le GR.
    Nous ne trouvons aucune balise et rebroussons chemin vers Saint-Gervais. Nous aurons fait une première
    "grimpée" pour rien, mais cela fait partie du Chemin ! Quelques kilomètres plus loin, après Andabre,
    nous décidons de faire un détour pour visiter la chapelle Saint-Eutrope, ce qui va nous faire exécuter une
    montée rude et escarpée. Nous serons bien récompensé en arrivant au sommet, car cette chapelle est un
    haut lieu du Chemin d'Arles et vaut bien ce détour, autant par sa situation que par la vue magnifique qui
    s'offre à nos yeux. (Il faut compter 1h30 pour faire cet écart du Chemin - A/R).
     
    Nous n'en avons pas fini avec les montées, car nous avons devant nous le plus haut point de passage
    sur la voie d'Arles avant les Pyrénées, le Cap de Faulat (1081 m). Je laisse devant moi Jacques et Daniel,
    pour monter à mon rythme.

    On se retrouve un peu avant Ginestet à une petite aire de repos avec table et bancs pour pique-niquer.
    Le soleil fait son apparition et nous sommes rejoints par Brigitte, une nouvelle pèlerine. Je termine l'étape seul.
    Je vais dormir chez mon frère qui habite pas très loin de Murat et qui vient me chercher en voiture.

    Le gîte communal où sont descendus Jacques et Daniel est correct.
    (2 coquilles)
     

 

10ème étape

Jeudi 4 Mai 2006  Murat-sur-Vèbre  >  La Salvetat-sur-Agout (19 km)


    Mon frère me ramène sur le Chemin un peu après Murat, à Candoubre. Il fait beau, avec la fraîcheur du matin
    accentuée par le vent. Un bon temps pour marcher. J'ai une petite étape devant moi, je marche tranquillement.
    La campagne est vallonnée, je traverse des forêts, il y a de belles prairies, une belle vue sue le lac de Laouzas.

    On est au cœur du Parc Régional du Haut-Languedoc. Le Chemin serpente sur un plateau entre le massif de
    Lespinouse et les monts de Lacaune. Je m'arrête pour pique-niquer à 6 km de La Salvetat, rejoint peu après par
    Jacques, Daniel et Brigitte. A l'Office du Tourisme de La Salvetat, une jeune femme sympa me laisse l'utilisation
    d'un ordinateur pour consulter et envoyer des e-mails.

    Ensuite comme il n'y a pas de place à l'accueil pèlerin situé dans l'ancien presbytère, nous allons à l'auberge
    de La Resse située à la sortie de La Salvetat où nous avons une chambre, un bon dîner et le petit-déjeuner
    en libre-service pour 35 euros.
    (3 coquilles)
     

 

11ème étape

Vendredi 5  Mai 2006  La Salvetat-sur-Agout  >  Anglès  >  Bouisset (29 km)


    Le Chemin à partir de l'auberge est très agréable. On fait un petit détour pour voir le menhir à La Gruasse
    et un autre à Gieussels. On marche ensemble avec Jacques et Daniel. On traverse de belles forêts, on enjambe
    de petits ruisseaux. On quitte à nouveau le département de l'Hérault pour revenir dans le Tarn et entrer
    dans la région Midi-Pyrénées.

    On surprend 2 chevreuils à l'orée d'un bois qui détalent dès qu'ils nous aperçoivent. Le Chemin nous promène
    au milieu de belles forêts de hêtres, de sapins, entrecoupés par des prés couverts de fleurs, pissenlits, trèfles et pâquerettes. Après une pause à Anglès, on continue jusqu'à Bouisset qui est situé 8 km plus loin.
    On traverse le bois des Américains (15 parachutistes lâchés en août 44 qui ont rejoint le Corps Franc du Sidobre
    et ont contribué à la libération de la région).

    Il commence à pleuvoir, nous avons encore 1 ou 2 km pour rejoindre le gîte Le Reclot
    où nous sommes bien accueillis.

    Nous avons 2 chambres à notre disposition, une salle de bains, et une machine pour laver notre linge.
    La soirée est agréable avec un dîner servi dans une ambiance familiale.
    Gîte Le Reclot situé hors chemin
    (3 coquilles)

     

 

12ème étape

Samedi 6 Mai 2006  Bouisset  >  Castres  (28 km)


    Ce matin, je suis contrarié, car dans le linge que notre hôtesse nous donne après l'avoir mis à sécher dans la
    machine, il me manque un tee-shirt. On cherche partout, mais il est introuvable. Au moment de partir, notre
    hôte le retrouve dans sa voiture avec des affaires qu'il y avait transportées. Je suis soulagé, car cela m'ennuyait
    de devoir faire les magasins pour trouver un tee-shirt identique. On rejoint le Chemin à Bouisset.

    Après Boissezon, on veut prendre la variante pour éviter le détour par Noailhac, mais on se trompe d'itinéraire
    et finalement après un détour de 2 kilomètres on passe par Noailhac. Le Chemin qui traverse la forêt est agréable,
    le chant du coucou nous accompagne, il y a encore quelques bons dénivelés mais maintenant, on commence
    à être habitués. Par moments le sac pèse lourd sur les épaules surtout dans les montées et en fin d'étape.

    On pique-nique à Doulatgès un peu avant Castres où on arrive en début d'après-midi après 2 kilomètres
    d'entrée dans la ville qui nous paraissent bien longs ! En fin d'après-midi j'irai flâner dans le vieille ville
    et visiter la cathédrale baroque de Saint-Benoît édifiée au début du 18ème siècle.

    On a réservé une chambre pour trois (Avec Jacques et Daniel) à l'Hôtel Périgord (A déconseiller)
    (1/2 coquille)
     

 

13ème étape

Dimanche 7 Mai 2006  Castres  >  Abbaye d'En Calcat (22 km)


    Après le petit-déjeuner à l'hôtel on traverse le Jardin de l'Evêché dessiné par Le Nôtre (Photo ci-dessus),
    puis après la sortie de la ville, on retrouve une belle campagne. Le Chemin serpente entre les champs,
    les prés où vaches et moutons émergent du petit matin. On traverse des villages, des hameaux accrochés
    de part et d'autres de petites collines. A Barginac, sur une petite place, il y a un banc avec une pancarte
    invitant les pèlerins à se reposer. A Viviers-les-Montagnes, il y a un beau château et une église, véritable
    fortin avec sa tour crénelée surmontée d'une Vierge.

    On arrive à 13h30 à l'abbaye d'En Calcat juste pour l'office des Nones, chanté par les moines.
    C'est un bon moment de repos et de recueillement...

    Ensuite nous allons à l'hôtellerie de l'abbaye. Les bâtiments sont neufs, spacieux. Nous avons chacun
    une chambre avec douche et WC. Il y a aussi un salon de lecture, une grande cuisine, une buanderie où
    on peut laver et faire sécher le linge, enfin, c'est le grand luxe ! Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !
    Après les Vêpres, on se retrouve dans la salle à manger des hôtes pour un dîner copieux avec un frère hôtelier
    qui prend soin de nous et même vient dire à l'oreille de Jacques que si nous voulions une 2ème bouteille de vin,
    il y en avait dans l'armoire et que nous pouvions nous servir ! Je charge Jacques de cette mission très spéciale...
    Nous partageons ces 2 bouteilles avec un jeune couple de Toulouse, Juan Marcos et Nadia.

    Ce gîte dans l'abbaye d'En Calcat mérite le maximum soit :
    (5 coquilles)

     

 

    Je suis habité par une réflexion sur mes relations avec les femmes : Mon grand Amour de jeunesse vécu
    dans la souffrance, et ensuite mes 2 mariages et mes 2 divorces...Je demande au Seigneur de m'éclairer
    sur ce Chemin de ma vie amoureuse....

 

14ème étape

Lundi 8 Mai  2006  Abbaye d'En Calcat  >  Revel  >  Les Cassés (34 km)


    Après un bon petit déjeuner à l'abbaye, je pars seul à 6h. Je m'arrête un peu plus loin à l'abbaye Sainte Scholastique,
    malgré l'heure matinale, l'église est ouverte et je m'arrête pour un temps de louange au Seigneur et le remercier
    pour ce beau Chemin qu'il me donne de faire ! Un beau soleil se lève et fait briller la rosée sur les prés,
    avant d'être obscurci par une brume qui s'épaissit au fil des kilomètres.

    A Revel, je retrouve Jacques et Daniel dans un bar en face de cette vieille halle du 14ème située au centre d'une
    place carrée entourée d'arcades avec galeries marchandes couvertes, appelées "les garlandes". La pluie menace
    et je mets mon équipement de pluie avant de reprendre le Chemin qui va suivre une sorte de canal appelé
    "La Rigole", conçu pour alimenter le Canal du Midi, à partir de la Montagne Noire. Après le lac de Lenclas,
    je bifurque vers l'ouest pour rejoindre Les Cassés et le gîte "La Passeur-Elle" où j'arrive vers 15h sous la pluie,
    en compagnie de 2 pèlerins partis de Cavaillon.

    Bon accueil et bon dîner servi par notre hôtesse belge Christiane qui nous raconte quelques épisodes de son parcours
    qui l'ont amenée à accueillir les pèlerins. C'est une soirée conviviale et fraternelle qui laissera un bon souvenir.

    Ce gîte est à recommander spécialement pour l'accueil et la présence agréable de Christiane.
    (A noter qu'il y a également un très bon gîte communal à Revel, avec accueil d'un hospitalier bénévole,
    le Gîte associatif Saint-Jacques)
    (4 Coquilles)
     

 

15ème étape

Mardi 9 Mai  2006  Les Cassés  >  Montferrand (Moulin de Naurouze) (17 km)


    On part tous les 3 avec Jacques et Daniel à 7h30 (Bon petit déjeuner au gîte). Le Chemin suit tout le long le
    canal de La Rigole. Il fait frais, et peu à peu le soleil réchauffe la campagne couverte de rosée et les pèlerins.
    Le Chemin est un peu monotone, mais plutôt facile. Pas de soucis d'itinéraire, on chemine au fil de l'eau sous
    la frondaison des pins centenaires ou sous les feuillages déjà bien fournis des platanes et des tilleuls.

    On passe ainsi de la Haute-Garonne au département de l'Aude. On arrive au gîte "La Grange de Naurouze"
    vers 13h. C'est correct, il y a un dortoir avec des lits un peu serrés, 2 douches et WC à l'extérieur.
    Il n'y a pas de dîner servi, mais on peut acheter de la nourriture et faire sa cuisine. Notre linge est lavé et séché
    par les bons soins de notre hôtesse. On a du temps pour visiter le seuil de Naurouze où se situe la ligne de
    partage des eaux du Canal du Midi, ainsi que l'obélisque qui domine le site. Nous faisons la connaissance
    de nouveaux pèlerin(e)s et principalement Sandra avec laquelle je marcherai souvent jusqu'à Puente la Reina.

    Petite restriction concernant ce gîte :
    il n'y a pas de point d'eau à l'étage où se situent le dortoir et la salle à manger.
    Il faut descendre à la cuisine au RDC pour prendre de l'eau et pour cuisiner.

    (3 coquilles)
     

 

16ème étape

Mercredi 10 Mai  2006  Montferrand  >  Baziège (30 km)


    Départ à 6h par l'allée des peupliers bi-centenaires qui nous amène au bord du Canal du Midi que l'on va
    suivre jusqu'à l'écluse "Garbouze" pour bifurquer ensuite vers Villefranche-de-Lauragais où on retrouvera
    le GR. A l'entrée de Villefranche, le hasard me fera rencontrer une amie très proche que j'ai connue à Nice
    où j'ai habité pendant 28 années. Elle promène sa petite fille dont elle est venue s'occuper pour quelques jours...
    C'est quand même une coïncidence incroyable de la rencontrer là sur le Chemin !

    Nous allons ensemble toujours avec Jacques et Daniel visiter au coeur de cette bastide la belle église du
    13ème et 14ème en gothique méridional, avec clocher mur à six baies et tourelles. Après une pause dans
    un café autour d'une bonne bière, je fais mes adieux à France ainsi qu'à sa petite fille Anouk. Puis nous
    continuons par le Chemin balisé jusqu'à notre prochain gîte situé 2 kilomètres avant Baziège. Après le "plat"
    des bords du canal, nous retrouvons un Chemin un peu plus éprouvant avec des reliefs assez accentués
    à travers les coteaux du Lauragais. On fera une petite erreur de parcours avant de trouver le gîte ce qui
    nous permettra d'admirer 2 fois la belle petite Chapelle Sainte-Colombe.

    Nous arrivons fatigués au gîte (Location Clévacances) situé dans l'aile d'un château où nous avons réservé
    un appartement pour 4. Daniel qui est le plus en forme se propose d'aller faire les courses à Baziège et il
    reviendra avec Sandra qui de son côté nous ramène 4 bouteilles de vin...
    La soirée sera bien arrosée (un peu trop...) et restera mémorable...

    Cet appartement du château Lamothe Blandière (Salon, cuisine, 2 Chambres et salle de bains) constitue un gîte
    pour pèlerins appréciable, d'autant plus qu'à Baziège, il n'y avait qu'un accueil restreint  au presbytère.
    (3 coquilles)
     

 

17ème étape

Jeudi 11 Mai  2006  Baziège  >  Toulouse (25 km)


    A 7h, on est sur le Chemin. Daniel est un peu malade suite au dîner d'hier soir. On s'arrête à Baziège
    pour visiter l'église avec son clocher mur du 14ème et son portail gothique à chapiteaux historiés.
    Puis on rejoint le Canal du Midi à Montgiscard que l'on va suivre jusqu'à l'écluse de Vic pour ensuite
    aller à Castanet-Tolosan d'où on va prendre un car qui nous amène place Esquirol à Toulouse.
    Je suis avec Jacques, Daniel nous rejoindra plus tard.

    Nous passons à l'Office du Tourisme pour prendre la liste des hôtels bon marché et notre choix
    se porte sur l'Hôtel Beauséjour, rue Caffarelli où on prendra 2 chambres pour un prix correct.

    L'après-midi, je vais faire du tourisme, visite de la basilique St Sernin (Photo ci-dessus),
    de l'église du couvent des Jacobins et du musée des Augustins.
    Il y aurait trop à dire sur ces merveilles, je prends beaucoup de photos, je suis heureux
    de découvrir ainsi Toulouse que je ne connaissais pas à travers ces édifices prestigieux...
    Après ces visites, je me repose un peu en buvant une bière sur la place du Capitole
    à la brasserie "Le Bibent". Je finirai la journée par un bon dîner au restaurant avec Jacques.

    Hôtel Beauséjour
    (3coquilles)
     

 

18ème étape

Vendredi 12 Mai  Toulouse  >  Léguevin (15 km)


    Départ de l'hôtel Beauséjour à 7h. On prend le métro puis le train pour Colomiers. Là, on tourne un peu en rond
    avant de retrouver le Chemin pour Pibrac où on prend le temps de s'arrêter pour visiter l'église du 12ème,
    bâtie par l'ordre de Malte, au clocher-mur languedocien fortifié de tour, échauguette et mâchicoulis. En face,
    à l'autre bout d'une vaste esplanade bordée de cèdres se dresse la nouvelle basilique Sainte-Germaine dans le
    style romano-bysantin. C'est un lieu de pèlerinage très populaire dans la région.

    Germaine de Pibrac est une sainte très attachante, petite paysanne handicapée, mal aimée, morte à 22 ans,
    à l'origine de nombreux miracles...

    On arrive au gîte de Léguevin vers 13h. L'après-midi je passerai un bon moment à la médiathèque
    où je peux me connecter sur Internet, réceptionner quelques e-mails et en envoyer.
    Le soir on se retrouve tous les 3 autour d'un bon dîner au restaurant.

    Accueil Pèlerins "Maison Saint Jacques" de Léguevin (Haltes de Compostelle)
    (3coquilles)

     

 

19ème étape

Samedi 13 Mai  Léguevin  >  L'Isle-Jourdain (20 km)


    Journée galère ! Malgré les indications données la veille au soir par notre hôte à la "Maison Saint Jacques",
    nous nous perdons dans la forêt de Bouconne. Le balisage est tout à fait défectueux. Finalement nous rencontrons
    Sandra qui a passé la nuit dans une ferme à l'orée de cette forêt et qui nous ramène sur le GR. Je continue seul le
    Chemin avec Sandra et malgré les balises du GR que l'on suit avec attention, on finit par se retrouver dans un
    cul-de-sac. On doit continuer à travers champs pour atterrir le long d'une clôture qui borde une route 4 voies.
    On passe par dessus cette clôture (On n'était pas les premiers à le faire, étant donné l'affaissement de la clôture
    à certains endroits), on marche un petit moment le long de la route avant de rejoindre un village où suivant les
    indications d'un habitant nous retrouvons une départementale appelée Chemin de Saint Jacques qui nous conduit
    à L'Isle Jourdain.

    Après un arrêt au marché et dans un bar pour se restaurer un peu, je laisse Sandra continuer vers Giscaro
    et je rejoins le gîte près de l'O.T. qui est peu avenant. Ce n'est pas très propre, la cuisine au RDC est "squattée"
    par un peintre allemand qui y a élu domicile pour quelque temps, les dortoirs à l'étage sont petits et mal équipés
    et le plus gênant est causé par le bruit continu de la pompe alimentant la piscine toute proche.
    Avec Jacques et Daniel, nous allons au restaurant "Les Oliviers" où nous nous remontons un peu le moral avec
    un bon dîner gastronomique.

    Local municipal pour pèlerins de L'Isle-Jourdain
    (1 coquille)

     

 

20ème étape

Dimanche 14 Mai  L'Isle-Jourdain  >  L'Isle-Arné (31 km)


    On est content de quitter ce gîte et de retrouver la fraîcheur du petit matin. Comme je n'ai pas pris de petit
    déjeuner, je mange quelques figues et une banane. Après avoir franchi le vieux pont en brique de Tourné
    qui enjambe la Save, nous retrouvons de beaux petits chemins qui serpentent à travers la campagne gasconne
    et contrairement à hier le balisage est correct. Je laisse filer Jacques et Daniel. Comme l'étape est assez longue,
    je fais plusieurs pauses, une à Monferran-Savès, une deuxième à Giscaro et j'arrive à Gimont vers 13h où je
    retrouve Sandra au milieu d'un joli marché aux fleurs sous la halle en forme d'arc de triomphe.
    Je fais connaissance des hôtes du gîte du Grangé situé à Giscaro où Sandra a passé la nuit, qui est à recommander.
    (Accueil des pèlerins dans l'esprit du Chemin ).

    Après une visite de l'église Notre-Dame de Gimont, bel exemple de gothique méridional, avec sa nef du 14ème
    et un haut clocher octogonal et ajouré du 16ème, nous reprenons ensemble le Chemin vers L'Isle-Arné.
    Nous admirons au passage la chapelle de Cahuzac construite en briques et qui est l'exacte réplique en réduction
    de l'église de Gimont. Nous arrivons au gîte "La Motte" situé 1,5km avant l'Isle-Arné vers 16h.
    C'est un gîte de caractère, construit en briques, avec un coin lecture surmonté d'une belle coupole.
    C'est décoré avec goût et de plus c'est bien équipé. J'ai une petite chambre agréable.

    Et tout cela au milieu d'une belle nature. On dîne tous ensemble, avec Jacques, Daniel,
    Sandra et Marie-Amélie une jeune fille qui vient de Toulouse. Ensuite je dis quelques poèmes :
    "Le Bateau Ivre" de Rimbaud et quelques poèmes du poète Chilien Pablo Neruda. La soirée est douce et amicale.
    C'est notre dernière soirée avec Daniel qui reprend le train demain à Auch pour Lyon.

    Le Gîte d'étape La Motte de L'Isle-Arné restera comme l'un des plus beaux gîtes du chemin                             
    (4,5 coquilles)
     

  

21ème étape

Lundi 15 Mai  L'Isle-Arné  >  Auch (25 km)


    Je pars seul sous la pluie à 6h30. A L'Isle-Arné, je prends une mauvaise direction et je fais demi-tour pour
    retrouver la D149 que je vais suivre jusqu'à Auch , ceci pour éviter les chemins boueux. Je peux admirer en
    passant le baptistère roman de l'église de Lussan et le château de Montégut avant de retrouver Jacques à
    l'hôtel de Paris à Auch où nous avons réservé une chambre pour 2 (38 euros).

    Nous déjeunons avec Daniel et Sandra dans un petit restaurant dans la zone piétonne. Ensuite nous passons un
    bon moment dans la cathédrale qui est vraiment impressionnante avec ses 2 tours de 44 mètres, ses 23 chapelles
    latérales et ses 18 vitraux Renaissance. Mais ce qui nous a paru le plus remarquable, ce sont les stalles sculptées
    du choeur (dans du bois de chêne) qui totalisent 1500 personnages bibliques, historiques ou légendaires;
    une merveille !

    Nous faisons nos adieux à Daniel qui va prendre son train. Je fais ensuite un petit tour dans le vieil Auch,
    le temps de voir la "Demeure Fedel" (15ème), la "Tour d'Armagnac"(14ème) haute de 40 mètres, puis je
    descends les 370 marches de l'escalier monumental avec à mi-parcours la statue de d'Artagnan (Photo ci-dessus).
    Je passe ensuite un moment sur internet, puis à nouveau les 370 marches avant de retrouver Jacques avec lequel
    nous allons finir la journée dans notre hôtel autour d'un bon dîner avec une cuisine traditionnelle.

    Hôtel de Paris 
    (2,5coquilles)
     

 

22ème étape

Mardi 16 Mai  Auch  >  Montesquiou(32 km)


    Je pars à 5h45 avec Jacques sous une pluie fine. Jusqu'à 8 heures nous aurons plusieurs petites averses,
    puis le beau temps reviendra et il va même faire chaud jusqu'à 30°. Une belle journée de marche dans ce
    beau département du Gers, entre le bassin de la Garonne et celui de l'Adour, à travers des paysages contrastés.
    Nous nous arrêtons à Barran pour admirer l'église Saint-Jean Baptiste avec son clocher carré du 13ème terminé
    par une flèche d'ardoise à charpente hélicoïdale. Un habitant de cette bastide nous propose gentiment d'aller
    chercher la clé pour visiter l'intérieur de l'église qui contient un lutrin de bois et 10 stalles d'époque.

    Nous pique-niquons à L'Isle-de-Noé où se trouvent les ruines d'un ancien hôpital Saint-Jacques qui accueillait
    les pèlerins au moyen-âge. Un peu plus loin, nous sommes interpellés sur la route par un automobiliste qui
    nous propose l'hébergement dans sa ferme. Nous annulons notre réservation à l'Auberge de Montesquiou,
    nous prévenons Sandra pour qu'elle nous rejoigne et nous continuons jusqu'à ce vieux bourg où Josette la femme
    de Loulou (Nos hôtes), vient nous chercher en voiture.

    Nous avons de grandes chambres, nous prenons sous les arbres un bon temps de repos, Sandra et Marie-Amélie
    nous rejoignent un peu plus tard et nous partagerons avec nos hôtes un bon dîner à la ferme.

    Gîte à le ferme, chez Mr et Mme Bordes  - Montesquiou
    ( 3  coquilles)

     

 


    Je vis au cours de ces journées un certain dépouillement.
    Je laisse de côté les grandes réflexions sur la vie,  la mort, la prédestination, la foi,
    ma propre vie, mes échecs, mes amours, mes regrets....mes espérances....
    Je lâche peu à peu tout cela pour être simplement dans la marche, ne penser qu'à mon corps,
    à mes pieds, à mon sac, à faire les pauses nécessaires, à l'itinéraire, à la prochaine étape...
    Je m'attache davantage à ce qui est terre à terre, je me vide l'esprit de tout ce qui l'encombre
    pour devenir simplement le Chemin, pour me fondre en lui...
     

 

23ème étape

Mercredi 17  Montesquiou  >  Marciac (20 km)


    Nous prenons le petit déjeuner avec nos hôtes, puis Loulou nous emmène en voiture à l'embranchement
    de la D216 à 4 km avant Pouylebon. Sandra et Marie-Amélie partent devant et nous reprenons le Chemin
    tranquillement par une belle journée ensoleillée qui annonce de fortes chaleurs. Nous faisons une 1ère pause
    à Pouylebon (ancien village fortifié), une 2ème pause à Saint-Cristaud où nous visitons l'église construite
    toute en briques, gothique et massive, une 3ème pause près de l'église de Monlezun où nous nous étendons
    sur l'herbe près des tombes du cimetière qui jouxte l'église, après une montée assez rude sous un soleil brûlant.

    Un peu plus loin, nous passons au pied des ruines du château de Monlezun. Nous arrivons à Marciac dominée
    par le clocher octogonal de l'église doté de la plus haute flèche du Gers (90 mètres) par une température de 35°.
    Nous sommes heureux d'aller prendre une douche et nous reposer au gîte "Refuge le Grenier" où nous retrouvons
    Marie-Amélie. Sandra a continué jusqu'à Maubourguet où elle veut prendre un car pour faire un saut à Lourdes.

    L'église du 14ème, de style roman est intéressante avec ses 3 nefs et son choeur pentagonal.
    A 20h30, il fait encore 30° et nous dînons avec Jacques sur la grande place, rafraîchis par des brumisateurs...

    Refuge le Grenier assez vaste, relativement bien équipé et central                                            
    (3 coquilles)

     

 

24ème étape

Jeudi 18 Mai  Marciac  >  Maubourguet (17,6 km)


    Aujourd'hui, nous allons quitter le département du Gers pour faire une incursion dans celui des Hautes-Pyrénées.
    Nous allons marcher au milieu des champs de maïs, tournesol et autres céréales. Le temps est gris et il y aura un
    peu de pluie qui sera la bienvenue après la chaleur d'hier. Il y a peu de dénivelés, le Chemin est agréable et pas
    trop boueux. Nous nous arrêtons à Aurébiat où là encore l'église est sumontée d'une belle flèche que l'on aperçoit
    émergeant des champs de blé 1 ou 2 kilomètres avant d'y arriver. Nous sommes à Maubourguet à 11h.

    L'office du Tourisme met à notre disposition un chalet situé dans le camping municipal (Photo ci-dessus).
    Je vais déjeuner au Bar des Autobus (Copieux et bon marché), puis après une séance internet,je retourne au chalet
    où l'on se retrouve avec d'autres pèlerins, et là, à 5 dans ce petit espace, c'est pas terrible... Mais bon !!!

    Accueil Chalet pèlerins au camping municipal 
    (Douches et WC à l'extérieur communs avec les occupants du camping)
    (1,5 coquilles)

     

 

25ème étape

Vendredi 19 Mai  Maubourguet  >  Anoye (21,6 km)


    Je suis sur le chemin à 5h30 avec Jacques et Sandra. Le jour pointe à l'horizon, nous suivons la D943 jusqu'à
    Lahitte-Toupière où nous retrouvons le GR. Nous quittons les Hautes-Pyrénées pour les Pyrénées-Atlantiques.
    Nous sommes en pays béarnais et les reliefs annoncent la montagne qui se profile à l'horizon.

    A l'entrée de Vidouze on est invités par un couple de paysans à boire le café, c'est l'occasion d'un échange
    très sympa. Ensuite je me rappelle qu'on a laissé le GR pour couper par les petites routes et rejoindre Momy
    où on fait une bonne pause près de l'église Saint-Jacques. On arrive au gîte communal d'Anoye à 12h30.

    Le gîte est agréable, assez vaste, on peut acheter toutes sortes de produits du terroir et je ne résisterai pas
    au plaisir de déguster pâté et foie gras arrosé de Madiran. L'après-midi après un bon repos, je vais visiter le
    village, la petite église du 14ème, la fontaine miraculeuse, et le soir avec Jacques et Sandra nous partageons
    un bon dîner avec les produits achetés au gîte et une bonne bouteille de Madiran offerte par Jacques dont
    c'est la dernière soirée avec nous.

    Gîte d'étape communal d'Anoye (Tenu par des bénévoles)
    (3 coquilles)

     

 

26ème étape

Samedi 20 Mai  Anoye  >  Morlaàs  >  Lescar  (35 km)


    A 5h45 je suis sur le Chemin et peu après, le soleil se lève éclairant la chaîne des Pyrénées, un moment magique !
    Il n'y a pas beaucoup de dénivelés, le Chemin est bien balisé et nous arrivons à Morlaàs ancienne capitale du Béarn
    à 9h30.  Nous faisons nos adieux à Jacques qui va prendre à Pau son train pour Paris. Je prends le temps de visiter
    l'église Sainte-Foy et spécialement d'admirer le portail richement sculpté. Après une pause dans un café je reprends
    le Chemin avec Sandra qui va nous conduire à travers la lande du Pont Long et la forêt domaniale de Bastard.

    Nous évitons la ville de Pau que l'on va longer en passant près de l'hippodrome, puis on continue tranquillement
    jusqu'à Lescar où l'on arrive à 15h30. Le gîte "Refuge St-Jacques" est presque complet, nous allons être assez serrés !

    Ensuite visite de la Cathédrale Notre-Dame, balade dans la ville, passage sous la porte de l'Esquirette, et à 19h30,
    dîner avec Sandra et Alain un pèlerin de la région parisienne à "La Crémaillère".

    Gîte "Refuge Saint-Jacques" - Correct sans plus. Capacité réduite.
    (2 coquilles)

     

 

27ème étape

Dimanche 21 Mai  Lescar  >  Estialescq (25 km)


    Je pars seul un peu avant 6h. Le Chemin passe par une succession de montées et de descentes à travers bois,
    sur des chemins souvent boueux. Cela annonce la montagne toute proche. Je fais une première pause à
    La Commande où je visite l'église romane. Derrière, il y a comme à Usclas-du-Bosc des dizaines de stèles
    discoïdales provenant du cimetière des Hospitaliers. La Commanderie qui se visite est fermée. Je me restaure
    avant de reprendre le Chemin qui continue à monter et descendre à travers bois, c'est un peu épuisant !
    Je m'arrête un peu avant Estialescq pour déjeuner et me reposer. Puis je vais à la chambre d'hôte "Maison
    Naba" à Estialescq où j'ai réservé une chambre. J'apprécie aujourd'hui d'avoir une chambre avec salle de bains,
    j'ai besoin d'être seul et de me reposer.

    Je coupe les jambes de mon pantalon, je nettoie mes chaussures, et je fais une bonne lessive.
    J'ai une petite ampoule sur le talon droit (la 1ère depuis mon départ) que je perce et recouvre d'un pansement.
    J'étudie aussi mon guide pour voir quel découpage choisir pour les prochaines étapes. Je mets à jour mon carnet
    et je prépare quelques affaires et papiers que je veux renvoyer demain à la poste.
    Il fait une belle soirée avec un ciel qui prend de belles couleurs pendant que mon hôtesse me sert un bon dîner.

     Chambre d'hôtes "Maison Naba" à Estialesq (Prix pèlerin 30 Euros)
     (4 coquilles)

     

 

28ème étape

Lundi 22 Mai  Estialescq  >  Oloron-Sainte-Marie (7 km)


    Je quitte la chambre d'hôtes un peu avant 6h, je rejoins directement Oloron par la D24, où j'arrive à 7h30.
    J'ai prévu de passer la journée dans la capitale du Haut-Béarn qui est la porte d'entrée des Pyrénées.
    Après un petit tour dans la ville, je vais déposer mon sac dans le gîte "Maison Guerra Larocque", puis je
    vais à la poste où je récupère du courrier et un colis précieux contenant le guide du "Camino del Norte"
    que je vais rejoindre après le Chemin Aragonais au début du mois de juin. Je renvoie chez moi le guide
    du Chemin d'Arles dont j'ai découpé les dernières étapes, ainsi que quelques papiers et prospectus
    ramassés ces dernières semaines.

    Ensuite je vais visiter la Cathédrale Sainte-Marie dont l'origine remonte au début du 12ème et qui est remarquable, spécialement pour son portail roman très bien conservé. Je flâne un moment au coeur de
    la ville admirant les hautes maisons se reflétant dans les eaux du gave d'Oloron formé par la confluence
    du gave d'Ossau et celui d'Aspe. Je passe sur le vieux pont médiéval reconstruit au 19ème. Après cela,
    je retourne au gîte me reposer et dans l'après-midi après une bonne séance sur Internet, je vais visiter
    l'église Sainte-Croix qui date du 11ème avec une superbe coupole à la croisée du transept de type
    hispano-mauresque.

    Ensuite je vais à la pharmacie acheter de la crème anti-frottements NOK d'Akiléine avec laquelle je masse
    mes pieds chaque matin, du gel Voltarène avec lequel je masse mes genou quand je ressens de la fatigue
    après des étapes un peu longues et également de l'huile d'Arnica que j'utilise régulièrement pour masser
    cuisses et mollets après la douche au gîte.  Je ne suis pas sûr de trouver ces produits en Espagne.
    (En fait je trouverai seulement le gel Voltarène).

    Je vais également acheter dans une quincallerie des embouts en caoutchouc pour mettre à mon bâton
    (Cela évite le bruit gênant pour les autres sur le macadam).
    Retour au gîte et dîner en compagnie d'autres pèlerins avec pizzas maison, spécialités de notre hôte.
    Je me suis bien reposé aujourd'hui, je me sens en forme et prêt à attaquer le passage des Pyrénées !


     "Maison Guerra Larocque", gîte privé, assez sympa, un peu juste en ce qui concerne les sanitaires
    (2 coquilles)

     

 

29ème étape

Mardi 23 Mai  Oloron-Sainte-Marie  >  Sarrance (21 km)


    Je quitte le gîte à 6h30. Il fait gris. J'ai prévu de suivre la D238 pour éviter les chemins que je soupçonne
    d'être très boueux. A un moment, n'étant pas sûr d'être sur la bonne route, je reprends le GR qui comme
    je le craignais me conduit tout droit vers des parties très boueuses où les chaussures s'enfoncent...
    Je coupe à travers bois pour regagner la départementale que je vais suivre jusqu'à Escot en traversant de
    jolis villages le long de la vallée d'Aspe. Il se met à pleuvoir, je m'arrête dans un abri pour mettre mon
    équipement de pluie. D'Escot à Sarrance, le Chemin suit un beau sentier à flanc de montagne au creux de
    grands buissons de buis, le long du gave d'Aspe. J'arrive à l'accueil Notre-Dame à Sarrance à 12h30.

    Je suis seul, le prêtre qui s'occupe de cet accueil est absent pour la journée, il a laissé un mot en indiquant
    le nom des 4 pèlerins attendus. Il n'y a pas mon nom, malgré que j'ai bien confirmé ma réservation.
    Je m'installe quand même avant d'aller au restaurant où je retrouve Thierry, un jeune PDG de Marseille
    déjà rencontré à Oloron. Après une bonnes sieste, je visite l'église qui contient de beaux panneaux sculptés
    et polychromes relatant la légende de la "Vierge Noire" découverte au bord du gave par un berger et un
    pêcheur de truites (Voir photo ci-dessus). Il y a également un beau clocher galbé avec 6 cloches anciennes
    et un cloître avec des arcades à 2 étages. Après une accalmie, la pluie est revenue. Un autre pèlerin, Michel
    arrive, nous avons été dans le même Lycée à Dijon, le Lycée Carnot où il a été ensuite professeur d'histoire
    durant toute sa carrière.

    Un peu plus tard, le prêtre arrive et finalement nous serons seulement 3 ce soir dans le gîte.
    Nous dînons ensemble, la soirée n'est pas très joyeuse, c'est sans doute moi qui "déprime" un peu
    à cause de l'environnement qui est un peu triste et sans doute aussi à cause de la pluie.
    Je décide avant de me coucher de faire demain une longue étape et d'aller jusqu'au col du Somport.

    Maison d'accueil Notre-Dame à Sarrance (Dortoir avec 4 lits, sanitaires OK et grande cuisine) Un peu triste
    (1,5 coquilles)

     

 

30ème étape

Mercredi 24 Mai  Sarrance  >  Col du Somport (30 km)

 


    Je quitte le gîte à 6 h. Je me sens en forme pour aborder cette étape de montagne qui va me conduire au
    Col du Somport à 1632 mètres d'altitude. La journée s'annonce belle et le Chemin pendant quelques kilomètres
    est agréable se faufilant toujours dans la vallée étroite du gave d'Aspe. Un peu avant Bedous, on arrive dans
    une zone de chantiers (Aménagement des routes), c'est mal balisé et je fais un grand détour pour rejoindre
    Bedous où j'achète un peu de nourriture pour la journée. Il y a encore une belle portion de Chemin entre Bedous
    et Accous où je vais directement au prebytère pour transmettre au Père Pierre un message de la part d'un pèlerin
    avec lequel j'ai marché quelques jours l'an dernier. Celui-ci me reçoit chaleureusement, m'offre du café et des
    gâteaux et nous avons un bon échange fraternel. Je regrette bien de n'avoir pas fait étape à cet endroit et je ne peux
    qu'encourager les pèlerins à organiser leur itinéraire de façon à y passer la nuit.
    (Presbytère Saint-Norbert en Aspe dans lequel vit une petite communauté de Prémontrés).

    A partir de là, le Chemin emprunte la N134 et cela commence à devenir un peu dangereux, car il n' y a pas
    toujours de bas-côté. Il n' y a pas trop de circulation, mais il faut quand même être très vigilant car de nombreux
    camions empruntent cette route et c'est la raison pour laquelle la FFR à déclassé cette portion du Chemin de
    Saint-Jacques. J'arrive à Borce village-musée, riche en demeures médiévales et du 15ème. La Mairie est située
    dans une Maison-Forte bien rénovée et dans l'église du 18ème il y a un beau bénitier sur lequel sont sculptés
    un pèlerin, un bourdon et une coquille. Il y a également le gîte Saint-Jacques Hospitalet qui semble bien accueillant,
    j'hésite même à m'y arrêter, mais il est encore tôt et je préfère continuer...

    A la sortie de Borce, je m'arrête pour pique-niquer et je décide alors d'arrêter une voiture pour éviter de faire
    à pied, sur le bord de la nationale, la partie la plus dangereuse jusqu'à l'Auberge du Peilhou. Le Stop ne marche
    pas, je fais encore 2 km, et je vois une voiture arrêtée sur une petite aire et qui s'apprête à repartir.
    Je lui fais signe, il s'arrête et accepte de m'emmener sur quelques kilomètres. C'est un homme de Chartres qui
    photographie les vestiges de l'ère industrielle. Il va à Canfranc (De l'autre côté des Pyrénées) et est spécialement
    passionné par les voies de chemin de fer désaffectées.

    Ne connaissant pas la route, nous dépassons sans doute l'endroit où j'aurais rejoint le Chemin.
    Il me laisse sur un parking un peu avant le Tunnel du Somport. Je commence l'ascension en suivant la nationale
    sur laquelle il n'y a plus de véhicules (3 ou 4 voitures durant toute la montée), le tunnel étant maintenant le lieu
    de passage principal. Il doit y avoir 8 ou 9 km de montée, avec 7 à 800 mètres de dénivelé. C'est progressif,
    un peu monotone, étant donné que je suis une route goudronnée, mais c'est largement compensé par la beauté
    de l'environnement et des sommets qu'on peut apercevoir tout proches. Je retrouve au niveau des estives de
    Peyrenère de beaux chemins à travers forêts et pâtures qui m'emmènent en douceur au Col du Somport où je
    vais au gîte Aysa (Côté espagnol).

    Quelle belle journée! Les sommets des Pyrénées tout alentour commencent à prendre les belles couleurs du soir.
    Après la déprime d'hier, je retrouve un vrai bonheur de pèlerin !
    Je dîne avec un couple de pèlerins québecois qui font le Chemin en sens inverse!

     Le gîte Aysa est correct et on peut avoir un dîner pour moins de 10 Euros.
     (2 coquilles)

     


    Demain, je vais basculer côté espagnol en empruntant
    le "Chemin Aragonais"  jusqu'à Puente la Reina.
    Voilà juste un mois que je suis parti d'Arles.
    Je me sens bien, le Chemin au cours de ces 30 jours
    m'a façonné et je suis d'attaque pour la suite de l'aventure...
     

 

Retour

Pour me contacter : dauzonroch@gmail.com